00:00Bêtes, ces créatures hybrides, peuples, ma sculpture.
00:03Loup, lièvre, renard, raton-laveur, chèvre, âne, corbeau, huppe, félin, blaireau, arbre-monde, oiseleur.
00:14Autant de motifs, de sujets, de présences métaphoriques.
00:18Menaçants ou menacés, à la frontière de la chute et de l'extase, du courroux et de la pitié.
00:24Ils incarnent d'autres esprits, d'autres imaginaires, d'autres manières de voir, de se mouvoir, de s'émouvoir.
00:33Les peuples des bêtes nous subissent, nous déplorent.
00:37Depuis toujours et partout, nous les fabulons.
00:40Ils nous représentent, ils nous dédoublent.
00:43Il existe une manière d'attribuer aux comportements stupides et malfaisants des humains des noms de bêtes.
00:48Fils de chien, peau de vache, lait comme un blaireau, rapace, sale porc, morue, bécasse et tant d'autres.
00:57L'homme serait un loup pour l'homme.
00:59Le plus cruel, le plus vil, le plus violent serait une bête.
01:03Sylvie Germain nous dit, et si la pire injure pour un animal était d'être traité d'humain ?
01:08Je modèle alors de grands silences entre hommes et bêtes, envisageant de possibles alliances.
01:13Le futur n'étant possible que dans l'alliance, le champ commun, un champ terrien et spirituel.
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