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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
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00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour Midi News Week-end.
00:04On est ensemble jusqu'à 13h pour décrypter et débattre ensemble de l'actualité du week-end
00:10en compagnie de Barbara Durand. Bonjour Barbara.
00:13Bonjour Michael.
00:13A mes côtés également pour commenter l'actualité, Florent Florian, Gérard Mercier, directeur des études du Millénaire.
00:20Bonjour Florian, bonjour également Raphaël Stainville, journaliste au JDD.
00:23Et puis Joseph Touvenel, éditorialiste politique.
00:26On va commencer nos débats dans un instant, mais juste avant, c'est le rappel des titres de l'actualité avec Barbara Durand.
00:33Et à la une de ce samedi, si vous prenez la route, vous allez devoir aujourd'hui vous armer de patience
00:38à l'occasion du traditionnel chassé-croisé de l'été entre juillettiste et haussien, bison futé, voie noire.
00:45Sur l'ensemble du territoire, plus de 500 kilomètres de bouchons ont été enregistrés en milieu de matinée.
00:50Demain, la journée est classée jaune dans le sens des départs.
00:54L'an dernier, un pic de plus de 1050 kilomètres de bouchons cumulés avait été enregistré.
01:01Arrivée du pape en hélicoptère, sécurité maximale, nuit à la belle étoile, point d'orgue du jubilé,
01:06année sainte de l'église catholique.
01:08Un million de jeunes catholiques du monde entier sont attendus aujourd'hui à Rome
01:12pour une veillée de prière XXL avec le pape Léon XIV.
01:16Après une nuit à la belle étoile, ils assisteront demain à la grande messe de clôture.
01:22Enfin au Chili, les recherches s'intensifient pour sauver 5 mineurs piégés après l'effondrement d'une mine.
01:28L'accident s'est produit jeudi après-midi à la suite d'un événement sismique
01:32dont l'origine naturelle ou bien provoquée par les forages est encore à l'étude.
01:37Selon un bilan toujours provisoire, au moins une personne est décédée.
01:41Merci beaucoup Barbara Durand et on vous retrouve à 12h30 pour un nouveau point sur l'actualité.
01:48Il est midi sur CNews, canal 14 de la TNT.
01:51Merci d'être en direct avec nous sur la première chaîne Info de France.
01:55On va revenir sur le scandale Wailing.
01:57On a fait partie des premiers à vous en parler de ce scandale le 23 juillet dernier
02:03alors qu'une cinquantaine d'enfants juifs d'une colonie de vacances
02:06et leur directrice accompagnatrice s'apprêtaient à décoller pour rejoindre Paris
02:11après plusieurs jours passés en Espagne.
02:14Ils ont été expulsés, tout simplement expulsés de leur avion à l'aéroport de Valence
02:20parce que juifs, personne, je dis bien personne n'a oublié ces images extrêmement violentes
02:25du moment où la jeune directrice de la colonie a été plaquée au sol, menottée par la guardia civile.
02:31En exclusivité pour CNews, la jeune femme a accepté de témoigner pour, je cite,
02:36« rendre justice aux enfants ».
02:38Un témoignage visage caché pour les raisons qu'on imagine.
02:42Recueilli par Régine Delfour, le récit est de Sarah Varny.
02:46Voyez ce sujet.
02:48Ce mercredi 23 juillet, 44 enfants et 8 moniteurs d'une colonie de vacances
02:52montent à bord d'un avion juéling.
02:54Les adolescents de confession juive sont alors débarqués de l'engin sans aucune explication.
02:59La guardia civile me répond en me disant que c'est les ordres du pilote,
03:02qu'ils font leur travail, que le pilote les a avertis qu'il y avait un danger à bord
03:06et qu'il fallait évacuer ce danger.
03:09Je me retrouve dans la passerelle, dans les portes de l'avion,
03:14avec tous les enfants en rang en face de moi et la guardia civile juste à côté de moi.
03:18Et c'est à ce moment-là que la guardia civile a demandé à ce que tous les enfants sortent au téléphone
03:22pour qu'ils puissent supprimer les vidéos qu'ils auraient pris dans l'avion.
03:25La jeune femme s'interpose et c'est à ce moment-là que la guardia civile l'amenote au sol.
03:30Après ça, une fois au sol, je continue à lui hurler de douleur
03:33et j'ai commencé à le supplier, on va dire, à dire « por favor »
03:37pour qu'il comprenne que j'ai mal et à ce moment-là, il s'est complètement moqué de moi
03:39en me disant en espagnol « maintenant tu dis por favor ».
03:42La jeune femme s'est vue prescrire 15 jours d'incapacité totale de travail
03:46et est encore sous le choc.
03:47Je ne comprends pas pourquoi autant de violences.
03:49Nous avons récupéré deux autres témoignages, d'autres passagers qui sont venus à nous spontanément
03:54pour nous dire « il ne s'est rien passé ».
03:57Aujourd'hui, on pose ce terrible constat et ce terrible diagnostic
04:01que cette affaire est une affaire d'antisémitisme et que c'est une affaire très grave.
04:06De son côté, la compagnie Véling indique que les adolescents avaient une attitude conflictuelle
04:10avec le personnel de bord et auraient manipulé du matériel de sécurité.
04:14Une version contestée par l'avocate de la colonie de vacances.
04:19On remercie bien sûr cette jeune femme, jeune directrice de colonie de vacances
04:26qui a accepté de témoigner à visage caché pour nous.
04:30Ce qu'elle dit est extrêmement grave et vient malheureusement appuyer le sentiment d'antisémitisme
04:36ressenti aujourd'hui par les Français de confession juive, Florian Gérard-Mercier.
04:42Oui, c'est ça.
04:42En fait, ce qui est quand même frappant, c'est que la compagnie ne change pas de version.
04:48Ils continuent de dire qu'ils auraient tenté de manipuler des matériels de sécurité.
04:54Mais bon, on est quand même au XXIe siècle.
04:56Donc je veux dire, s'il y avait ces adolescents qui étaient comportés de mauvaise manière
05:03à vouloir prendre les masques à oxygène, etc., des choses qui sont racontées par la compagnie,
05:06il y aurait eu des vidéos.
05:08Il y aurait eu des vidéos.
05:09Et à l'inverse, on voit bien ici que la Guardia Civile a demandé à supprimer les vidéos
05:12qu'avaient prises, eux, les élèves.
05:14Ce qui paraît totalement surréaliste.
05:16Non, mais c'est totalement surréaliste.
05:18Cette affaire est totalement surréaliste.
05:19Et en fait, ce qui est encore plus surréaliste derrière, c'est déjà la gravité des faits.
05:24La compagnie aérienne, ça fait belle durée qu'elle aurait dû s'excluser platement.
05:28Mais derrière, il y a l'implication de la Guardia Civile.
05:30On a vu quand même 15 jours d'ITT pour cette monitrice.
05:35Ça montre un peu la violence de ce qui s'est passé.
05:39Et derrière, il y a aussi l'intervention du ministre socialiste espagnol des Transports
05:45qui a assimilé 44 Français juifs à des gamins israéliens.
05:51Ce qui montre bien que là, c'est aussi quelque part peut-être en train de devenir une affaire d'État.
05:56Parce que si l'enquête espagnole ne fait pas la pleine lumière sur ce qui s'est passé,
06:02qu'il n'y a pas des excuses, je pense que la France va devoir monter au créneau bien plus qu'elle ne le fait aujourd'hui.
06:07Vous en parliez, on va le regarder justement, le communiqué.
06:10Je sais qu'on l'a en régie, le communiqué de la compagnie aérienne.
06:14Vous l'avez tous vu, ce communiqué qui décrit une version totalement différente
06:17et qui dénonce des comportements perturbateurs ayant nécessité l'intervention de la Guardia Civile.
06:23Quand on écoute cette jeune femme, on se demande comment Welling a pu se défendre de cette manière, Raphaël Steinville ?
06:30D'abord parce que tout a été fait pour qu'un seul discours s'impose dans les médias.
06:36C'est-à-dire le discours de la compagnie, le discours de la Guardia Civile,
06:39le discours repris après par le ministre des Transports espagnol,
06:44visant affaire de ce groupe de jeunes Français de confession juive.
06:48Ils disent qu'ils ont recueilli des témoignages d'autres passagers, ce qui paraît extrêmement étrange.
06:52Évidemment que ces témoignages sont anonymes.
06:54Non mais dès lors que vous supprimez les vidéos, on a l'impression que là où on voudrait pouvoir rechercher
07:01la manifestation de la vérité, on a tout fait au contraire pour occulter cette réalité
07:07et imposer un discours qui tient finalement dans les communiqués de Vueling
07:12et dont on voit même qu'elle ne correspond plus à la réalité de ce qui se pratique dans le transport aérien
07:18parce que les masques à gaz, aujourd'hui, seul le pilote peut les libérer
07:24et donc les usagers ne peuvent pas y avoir accès d'eux-mêmes.
07:30Bref, il y a peu de choses qui tiennent dans les communiqués successifs.
07:35Je crois qu'il y en a deux de Vueling et pourtant, il s'arc-boute à ce narratif.
07:42Le ministère des Transports espagnol également en appui avec des propos effectivement scandaleux
07:48qui flirtent avec l'antisémitisme.
07:51Effectivement, tout ça est très grave.
07:53Joseph Tounel.
07:55Oui, alors vous imaginez, on se met dix ans en arrière,
07:59personne n'aurait pu imaginer que ça se produise.
08:01Aujourd'hui, on n'est pas très étonné que ça se produise malheureusement.
08:04Vous voyez comment les choses, l'antisémitisme, montent, gagnent un peu partout.
08:09Après, il y a des éléments qui sont très factuels.
08:11Le ministre espagnol, le terme exact, ce n'est pas gamin.
08:14Non, c'est morveux.
08:15C'est morveux.
08:16C'est morveux israélien alors qu'il s'agit de jeunes français.
08:20Quelle que soit leur religion, ils sont français.
08:21Alors vous dites, Joseph, qu'on n'est pas très étonné,
08:24mais je suis désolé, quand on a découvert cette affaire le 23 juillet dernier,
08:29sur le moment, et c'est souvent d'ailleurs,
08:31je vous dis un petit peu comment ça se passe aussi en coulisses,
08:34dans la rédaction, de plus en plus, pour vous et Raphaël,
08:39auprès du JDD, j'imagine que c'est la même chose.
08:41C'est-à-dire quand on a ce genre d'affaires qui est rapportée,
08:43on essaie de vérifier et de vérifier à plusieurs reprises,
08:47et encore plus aujourd'hui.
08:48On sait que les images sont très facilement traficables aujourd'hui,
08:52notamment avec l'intelligence artificielle.
08:55On ne pouvait pas imaginer une seconde que cette histoire était vraie.
08:57Et ce qui est encore plus surprenant, Joseph,
09:00et ce qui surprend aussi, et ce qui choque même les membres de la communauté juive de France,
09:05c'est que dans l'avion, aucun des autres passagers n'ait réagi.
09:09C'est-à-dire 50 enfants sont débarqués d'un avion sans que personne n'intervienne.
09:17Alors Mickaël, quand je dis qu'on est à peine surpris,
09:19c'est parce que, rappelez-vous ce qui s'est passé à Roissy, il y a trois semaines.
09:22Un groupe de jeunes, d'enfants à qui une personne prend les passeports,
09:29alors qu'elle n'a pas à les prendre d'ailleurs.
09:31Ce n'est même pas une personne qui travaille à...
09:34Le salarié d'aéroport de Paris, c'est une prestataire de service.
09:37Et quand enfin elle leur rend les passeports qu'elle n'avait pas à prendre,
09:41leur dit Free Palestine, Free Palestine.
09:43Voilà l'ambiance générale.
09:44Après pour Wehling, c'est le coup des masques d'oxygène, c'est quand même...
09:50Alors le masque d'oxygène, il y a trois façons de le libérer.
09:53Le commandant de bord peut le faire, en cas de dépressurisation de la climatique.
09:58Et le troisième cas, il faut se mettre debout sur son siège,
10:02il faut savoir où c'est d'abord,
10:03avec un objet pointu pour retirer un petit truc.
10:08Personne ne nous dit qu'il y a des gamins qui étaient debout sur leur siège,
10:10qui savaient où il y avait le trou.
10:12Donc ça ne tient pas la route.
10:14Wehling nous dit, par contre, leur défense, on a un excellent pilote.
10:17Oui, très bien, je suis heureux de savoir que ce sont de bons pilotes qui pilotent les avions.
10:21Mais derrière, vraiment, c'est...
10:24D'abord, il y a le mensonge.
10:26Sinon, on ne dit pas d'effacer les vidéos.
10:29Et puis il est facile aussi, pour Wehling,
10:31de nous donner, de mettre publiquement les conversations à l'intérieur du COPIC,
10:37puisque tout est enregistré dans un COPIC d'avion.
10:39Conversation entre le commandant de bord et le personnel.
10:43C'est le commandant de bord qui a contacté la guardia civile.
10:45C'est toujours le commandant de bord, c'est le patron.
10:47Ça veut dire que l'enregistrement, il existe.
10:49Alors, il existe pour les communications à l'extérieur avec la guardia civile,
10:54ou avec la sécurité, le retour de la guardia civile,
10:57mais il existe aussi pour les conversations internes.
10:59Ça serait intéressant de voir ce qui s'est dit, comment ça a été dit.
11:03Et puis, pour les passagers, il y a quand même beaucoup de témoignages
11:08qui sont recueillis, qui vont dans le sens de ce que disent les enfants.
11:12Et d'après ce que disait Maître Joaquin de Melki,
11:15il y a un seul témoignage qui va à l'inverse.
11:19Le problème, c'est que les enfants étaient au fond de l'avion,
11:21et que la personne qui témoigne a priori en faveur de Vueling,
11:27elle était en première classe au début de l'avion.
11:31Il est difficile pour quelqu'un, quand on connaît un peu les avions,
11:34qui est juste à l'avant, de savoir ce qui se passe à l'arrière.
11:37Alors, vous avez vu le communiqué, on en parlait avec la version de Vueling.
11:41Nous, on va revenir sur la version de la directrice
11:44qui a témoigné en exclusivité pour CNews,
11:49au micro de notre journaliste Régine Delfour.
11:51Cette jeune monitrice qui a été violentée, clairement,
11:56par la guardia civile,
11:58et qui est revenue justement par la violence
12:02de ce qui s'est déroulé le 23 juillet dernier.
12:05Écoutez-la.
12:07Depuis le début, en fait,
12:08qu'il y avait, que ce soit les...
12:10Comment dire ?
12:11Les stewards, les hôtesses de l'air,
12:13ou la guardia civile, depuis le début,
12:14il y avait une avance assez pesante.
12:16On ne comprenait pas pourquoi les enfants qui disent bonjour,
12:18personne ne leur répond.
12:19Un enfant qui crie dans un avion.
12:22On peut intervenir, mais pas de cette façon-là.
12:25Le groupe était calme dès le départ.
12:26Comme je vous ai dit que ce soit un bonjour,
12:28ils ne répondaient pas au bonjour des enfants.
12:30Il y a un enfant, au moment où il s'est levé
12:31pour récupérer quelque chose dans son sac.
12:32L'avion était à l'arrêt.
12:34Le civoire qui est passé, il a poussé.
12:35Il était debout, il s'est retrouvé assis, sans aucune raison.
12:38Il a poussé volontairement.
12:39Donc, dès le début, on a senti une forme d'agressivité
12:42de la part de tout l'équipage.
12:45Dès le début.
12:47Florian Gérard-Mercier, dès le début, elle le dit,
12:50ils ont senti une forme d'hostilité de la part des membres de la compagnie.
12:55Oui, mais c'est vraiment une différence, ce qu'elle raconte.
13:00Et je rejoins mon voisin.
13:02Ce n'est malheureusement pas extrêmement étonnant.
13:06Aujourd'hui, un Français juif qui porte des signes
13:11qui dénotent sa confession, son appartenance religieuse,
13:17ses croyances, il peut se faire mal voir.
13:23Il dit bonjour, on ne lui répond pas.
13:25Il veut faire quelque chose, on va le pousser.
13:27C'est quand même tragique d'en être là.
13:31Et j'espère vraiment, encore une fois,
13:32que la lumière sera faite pleine et entière sur cette affaire
13:36et que les responsables seront effectivement sanctionnés.
13:41Parce que c'est quelque chose qui est vraiment inacceptable.
13:44Et vraiment, j'ai une pensée pour les Français juifs,
13:48et d'ailleurs pour tous les juifs d'Europe.
13:49Parce que franchement, vivre dans des conditions pareilles,
13:52c'est quand même très triste au XXIe siècle.
13:53C'est il y a près de dix jours, cette histoire.
13:57Évidemment, le feuilleton n'est pas terminé.
13:59Parce que pour le moment, on parlait des réactions à l'intérieur de l'avion,
14:04les réactions des autres passagers.
14:05On s'interrogeait.
14:08Évidemment, il y a plein de raisons qui peuvent faire que les autres passagers
14:12ne sont pas intervenus, et notamment la peur.
14:14Et on sait qu'on vit aujourd'hui dans un climat de peur.
14:17Oui, ça peut être autre chose.
14:19Si les choses se passent normalement, il y a un groupe de jeunes qui est rentré, etc.
14:23qui est là, les choses se passent normalement, il n'y a pas d'incident.
14:26On demande à ces jeunes de sortir.
14:28Ils sortent dans l'ordre.
14:30Je suis passager, mais tiens, qu'est-ce qui se passe ?
14:32Ils ont oublié leur bagage.
14:33Quand on demande à 50 jeunes de sortir comme ça d'un vol,
14:37le billet est réservé, ça n'a pas dû se passer dans le calme non plus.
14:41On se pose la question, mais on nous dit, les témoignages de ces jeunes,
14:44c'est dire que quand on nous a demandé, il ne se passait rien.
14:46Quand on nous a demandé de nous lever et de sortir, on est sortis dans le calme.
14:50Donc, passagers, vous dites, oui, tiens, c'est étrange, que se passe-t-il ?
14:54Mais si tout est calme.
14:56Nous sommes en Espagne, tout le monde ne pratique pas forcément l'espagnol.
15:00On n'a pas forcément compris précisément ce qui se jouait, ce qui se passait,
15:04ce qui se disait entre le personnel navigant, la guardia civile
15:10et puis ces jeunes qui étaient en colonie de vacances.
15:14Donc, ça explique, il y a tout un tas d'explications
15:16qui peuvent permettre de comprendre l'absence de réaction des passagers.
15:21Vous savez bien aussi, et on en parle suffisamment sur nos antennes,
15:25qu'il y a une peur aussi globale.
15:29C'est-à-dire, lorsqu'on relate des faits d'agression,
15:33notamment dans les transports en commun,
15:35malheureusement, les, entre guillemets, héros du quotidien sont rares.
15:40Et on peut tous se poser cette question.
15:43Et on s'interroge tous à un moment donné.
15:45La violence que l'on peut constater sur ces images,
15:49elle n'a pas lieu dans l'avion.
15:51Elle a lieu à l'extérieur, sur la passerelle.
15:53Donc, les passagers n'ont pas vu la suite qui est probablement la plus choquante.
15:59Tout à fait.
16:00On parle de l'absence de réaction, effectivement, dans l'avion.
16:03Ce qui peut interroger aussi, c'est l'absence de réaction des pouvoirs publics.
16:07Il y en a eu peu.
16:08Alors, je vais reprendre mes mots.
16:09Le peu de réaction des pouvoirs publics.
16:11Jean-Noël Barraud, notamment, effectivement, a réagi.
16:13Tardivement.
16:14Tardivement, après quatre jours.
16:16Pour le moment, c'est silence radio de la part du président de la République.
16:20Florian Gérard-Mercier.
16:22Oui, c'est sûr qu'il laisse Mme Berger et M. Haddad monter un peu au créneau.
16:28C'est bien qu'il l'ait fait, d'ailleurs.
16:30Parce que c'est quand même...
16:31Bien sûr.
16:31Mais il y a un moment où, effectivement, il faut que ça escalade.
16:35Alors, quel est le bon moment pour que ça escalade ?
16:38Certains pourraient dire, effectivement, qu'il faudrait que le président de la République
16:40aurait dû monter au créneau bien plus tôt.
16:42D'autant plus dans le contexte actuel.
16:43D'autant plus avec ses positions sur la Palestine et la reconnaissance de l'État palestinien, etc.
16:49Et le fossé qui est en train de se créer entre le président de la République et les Français juifs.
16:55Bien sûr.
16:55Non, mais ça, c'est clair.
16:57C'est-à-dire que du point de vue politique, je pense, comme vous, qu'il fait une erreur.
17:01Le président de la République a laissé ça s'aggraver.
17:04Après, le fait de vouloir attendre que l'enquête se fasse pour avoir plus d'éléments factuels
17:10et se positionner à ce moment-là, pourquoi pas ?
17:13Mais c'est effectivement un peu facile et c'est un peu dommage que face à quand même une affaire
17:17qui est en train de vraiment devenir une affaire d'État, que le président ne soit pas beaucoup plus présent.
17:20Ce qui est actuel, c'est le communiqué du ministre espagnol.
17:25Quand il dit « Morveux israélien », là, les autorités françaises doivent tout de suite réagir.
17:29D'abord, on ne dit pas « Morveux », mais en plus, ils ne sont pas israéliens, ils sont français.
17:34Et donc là, ça demande de taper du poing sur la table.
17:37Par exemple, un citoyen français, c'est un citoyen français, vous ne pouvez pas les traiter, vous ne pouvez pas...
17:41Vous vous rendez compte, c'est un ministre espagnol.
17:43Ce qui montre bien quand même qu'il y a un état d'esprit général dans une partie de la classe politique.
17:49Oui, c'est un ministre de gauche.
17:50Mais on sait qu'aujourd'hui, l'antisémitisme est de gauche.
17:53Qui vient faire un amalgame totalement injustifié entre des Français de confession juive et des Israéliens.
18:02Ce qui est insupportable dans cette affaire, c'est qu'on sent, on pressent, voire même c'est acté,
18:08que l'enquête qu'on nous a annoncée, en fait, elle est déjà close.
18:12Il n'y aura pas davantage d'investigation de la part de Vueling ou des autorités compétentes espagnoles dans cette affaire.
18:18Le deuxième communiqué de Vueling, il est accusatoire à l'égard de ces jeunes de cette colonie de vacances.
18:26Il défend le personnel navigant et on sent que pour eux, l'affaire, elle est close.
18:34Ce sont les responsables, les coupables, ce sont ces jeunes qui ont osé prononcer un mot dans cet appareil
18:41avant d'être réduits au silence et d'être conduits dehors.
18:44Alors, c'est-à-dire que si aujourd'hui on devait attendre d'une enquête, une réaction du chef de l'État
18:51ou d'autres autorités compétentes en France, je pense qu'il n'y en aura pas
18:55parce qu'il n'y aura pas davantage d'avancée dans cette enquête, malheureusement.
19:00Alors que tous les témoignages, tous ceux qui ont investigué un temps soit peu sur cette affaire
19:05peuvent démontrer par A plus B qu'il y a manifestement d'abord une faute, une violence de l'équipage et de la guardia civile
19:16et puis surtout après les propos scandaleux du ministre des Transports
19:19qui finalement signent sinon le crime du coup, en tout cas le caractère antisémite
19:27de cette opération où on a viré des enfants juifs d'un appareil.
19:35Alors, je le disais, c'était il y a près de dix jours maintenant, on continue d'en parler,
19:39le feuilleton n'est pas terminé, vous imaginez évidemment que le traumatisme pour ces enfants
19:43a du mal à retomber.
19:47Écoutez ce que disait justement sur ce sujet Muriel Watnin
19:51qui est avocate justement de cette colonie de vacances
19:53et qui s'exprimait sur notre antenne.
19:56On a échangé avec chacun des enfants, on a récupéré les témoignages de chacun d'entre eux
20:01et franchement il y a une bonne partie, alors les maux de ventre, les insomnies,
20:05les gèpes de sortir, il y a des répercussions sur l'état de santé physique
20:10et l'état de santé mentale de ces enfants.
20:12Ce sont de jeunes enfants, c'est une colonie qui regroupe des enfants de 12 à 16-17 ans.
20:17Donc, encore une fois, je dis, il y a un impact, il y a un impact énorme
20:21et il faut véritablement que le gouvernement espagnol
20:25prenne la mesure de la gravité de ce qui s'est passé.
20:28Ça s'est passé en Espagne, certes dans un avion à destination de la France,
20:33mais en Espagne et les membres de la Guardia Civil relèvent de l'état espagnol.
20:38Donc c'est à eux de se positionner, c'est à eux de revenir vers nous
20:41pour un, présenter des excuses et de nous dire exactement pourquoi est-ce qu'ils en sont arrivés là.
20:45– Voilà, Muriel Wagnin-Melki, avocate de cette colonie de vacances
20:49qui réagissait hier dans Punchline sur CNews, sur l'état de ses enfants.
20:56Il y a des enfants jeunes, on le disait, des enfants de 11-12 ans,
20:58notamment au sein de cette compagnie.
21:01Et forcément de vivre ce qui s'est passé avec les retombées aussi que ça a pu avoir.
21:06On imagine évidemment le choc pour tous les enfants de cette colonie de vacances, Florian.
21:12– C'est ça, en fait, ils ont été expulsés d'un avion parce que juif.
21:18Donc forcément, quand on vit ça à ce jeune âge,
21:22en plus de voir l'adulte responsable se faire violenter de cette manière-là,
21:29en étant mis à terre, menotté, tellement serré que ça lui a fait particulièrement douloureux,
21:36forcément ça laisse des marques.
21:38Et c'est normal qu'on se met à se dire, mais en fait,
21:42limite d'avoir un peu de parano, de se dire, si je sors de chez moi, on va m'attaquer.
21:46Si je vais quelque part, en ayant un signe qui montre que je suis juif,
21:52je vais me faire attaquer.
21:53Enfin, c'est quand même, c'est horrible.
21:55Et donc, les répercussions, effectivement, sont importantes.
21:58Et c'est pour ça que c'est crucial qu'il y ait des excuses,
22:01que l'État espagnol reconnaisse aussi son tort, si tort il y a.
22:06Et bon, enfin, quand même, là, il y a quand même pas mal d'éléments.
22:08Donc, pour justement aussi, pour que les victimes puissent se sentir rassurées,
22:13ou en tout cas se dire, il y a eu un dysfonctionnement,
22:15mais au moins, ça a été réparé d'une certaine manière.
22:19– Et au-delà du traumatisme des jeunes,
22:23et de celles qui encadraient, parce qu'elles, quand même,
22:26on a l'impression que c'était une terroriste absolue,
22:29qui se fait tomber dessus parce qu'il y a un danger immédiat,
22:32ce qui n'est visiblement pas le cas.
22:34Mais c'est aussi le traumatisme de toute une communauté,
22:36qui se pose des questions en permanence maintenant.
22:40Si on me reconnaît en tant que juif, que vais-je subir ?
22:44Alors, dans un lieu aussi sécurisé et contrôlé qu'un aéroport et qu'un avion,
22:48voilà qu'en même temps, ça leur tombe dessus.
22:50Parce que ce n'est pas neutre, cette injure, ces gamins israéliens,
22:55enfin ces gamins, non, c'est le terme, mais bon, que c'est morveux israélien,
22:59ce n'est pas neutre, ça montre quand même une atmosphère générale.
23:02Et on voit très bien autour de chez nous,
23:05je vois des amis juifs qui retirent leur nom de leur boîte aux lettres,
23:09pour ne pas être repérés.
23:09– Retirent également les Mezouza sur les ports.
23:11– Absolument.
23:11– Et donc, c'est une atmosphère que nous n'avions pas en France
23:17depuis la Seconde Guerre mondiale quand même,
23:20et en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
23:22Et bien ça y est, c'est en train de nous gagner aussi.
23:24– Cette atmosphère anxiogène que vivent les juifs de France,
23:27vous avez raison de mettre le doigt dessus,
23:30j'ai des amis juifs, jusqu'où ça va ?
23:32J'ai des amis juifs qui me disaient encore il y a deux, trois jours,
23:35on doit partir en vacances en Espagne au mois d'août.
23:40On s'interroge, est-ce qu'on doit annuler notre séjour en Espagne ?
23:46C'est-à-dire jusqu'où peut aller après la parano ?
23:50Mais jusqu'où peut aller l'inquiétude de ces personnes, Raphaël ?
23:55– Non mais cette inquiétude, elle est légitime.
23:57J'ai pu constater également qu'un certain nombre de responsables,
24:01de colonies de vacances, de confessions juives,
24:07faisait passer des consignes désormais à ceux qui participaient à leur colonie
24:12pour que les étoiles de David soient rangées,
24:15appelant à une extrême discrétion,
24:17parce que le simple fait d'apparaître comme juif en Espagne
24:22devenait un problème.
24:25C'est vrai que d'en arriver là,
24:29d'assister à ce retour en arrière,
24:31c'est absolument sidérant.
24:36Moi je ne peux m'empêcher d'imaginer ce que serait la France en 2027
24:42si la France insoumise devait l'emporter,
24:45parce que ce gouvernement espagnol socialiste
24:49est une préfiguration de ce que la France pourrait être dans les années qui viennent,
24:54si d'aventure Jean-Luc Mélenchon et ses amis
24:56devaient prendre le pouvoir en 2027.
24:59Florian, un dernier mot avant de conclure sur ce sujet ?
25:02Je pense que la responsabilité du gouvernement espagnol
25:07dans cette ambiance et dans les faits,
25:11je veux dire, la Guardia Civile,
25:12le fait qu'elle soit comportée de cette manière,
25:14et derrière le ministre des Transports,
25:16c'est exactement ce que vient de dire Philippe Saint-Ville.
25:18C'est-à-dire que si LFI et tout son cortège d'antisémitisme
25:22devaient arriver au pouvoir en 2027,
25:24ce serait ça, mais jusque tous les jours.
25:26Triste constat qu'on est en train de faire sur cette affaire.
25:30On se demande encore comment ça va évoluer,
25:32parce qu'on imagine qu'à un moment donné,
25:37la compagnie va devoir rendre des comptes.
25:38Le constat n'est pas que triste,
25:40il est surtout inquiétant.
25:41Parce que, que va être l'avenir ?
25:45On voit très bien comment cette affaire est commentée,
25:48notamment sur les réseaux sociaux.
25:49Les réseaux sociaux, je pense que c'est aussi un espace de liberté
25:51qu'il faut savoir sauvegarder.
25:53Mais on trouve tout.
25:54Quand on voit les remontées antisémites,
25:57carrément sur les réseaux sociaux,
26:00qui se lâchent, mais d'une façon éhantée...
26:01Les réseaux sociaux sont aussi un déversoir de haine.
26:04C'est terrifiant.
26:07Et c'est terrifiant, et vous avez raison de le dire,
26:08c'est le bon mot.
26:09On va parler dans un instant
26:12de cet important coup de filet
26:14dans la lutte contre l'islamisme.
26:15Le préfet des Hauts-de-Seine vient d'expulser
26:17plusieurs partisans de Daesh.
26:20Parmi eux, quatre fichés
26:21pour leur radicalisation à caractère terroriste.
26:24Ils sont tous retournés dans leur pays d'origine.
26:28Plus de 370 expulsions de clandestins
26:30ont été réalisées dans les Hauts-de-Seine
26:32depuis le début de l'année.
26:34On en parle dans un instant.
26:36Dans la suite de Midi News Weekend,
26:38sur CNews.
26:39Quasiment 12h30 sur CNews.
26:44La suite de Midi News Weekend
26:46avec toujours Florian Gérard,
26:48Mercier, Raphaël Steinville et Joseph Touvenel.
26:50On va parler dans un instant
26:51de cet important coup de filet
26:52dans la lutte contre l'islamisme.
26:54Le préfet des Hauts-de-Seine
26:55vient d'expulser plusieurs partisans de Daesh.
26:59On en parle juste après.
27:01Le rappel des titres de l'actualité
27:02en compagnie de Barbara Durand.
27:04Et à la une de l'actualité,
27:06à Dijon, dans la nuit de jeudi à vendredi,
27:08deux hommes ont été tués dans les locaux
27:10d'une entreprise de BTP.
27:12Après une chasse à l'homme hier,
27:14un troisième homme a été retrouvé mort,
27:17soupçonné d'avoir tué ses collègues.
27:19Il se serait suicidé.
27:21Après des propos provocateurs de Dmitry Medvedev,
27:23Donald Trump ordonne l'envoi
27:25de deux sous-marins nucléaires
27:27en zone appropriée,
27:28ce sont ses mots.
27:29Jeudi, l'ancien président russe
27:31a menacé d'une guerre contre les Etats-Unis
27:33après l'ultimatum du président américain
27:36de laisser dix jours à la Russie
27:37pour signer un accord de cessez-le-feu
27:39avec l'Ukraine.
27:41Enfin, un équipage de quatre personnes,
27:43dont un russe à bord de la capsule
27:45SpaceX Crew Dragon,
27:47s'est amarré ce samedi
27:48à la station spatiale internationale.
27:50Il s'agit de la onzième mission
27:52de rotation d'équipage vers l'ISS
27:54dans le cadre du programme commercial
27:56Crew de la NASA.
27:58Les astronautes doivent y séjourner
28:00pendant six mois.
28:02Merci beaucoup Barbara
28:04et à tout à l'heure.
28:06On va donc parler à présent
28:07de cet important coup de filet
28:08dans la lutte contre l'islamisme.
28:10Le préfet de Haute-Seine
28:11vient d'expulser plusieurs partisans de Daesh.
28:14Parmi eux, quatre étaient fichés
28:15pour leur radicalisation
28:17à caractère terroriste.
28:19Ils sont tous de retour
28:21dans leur pays d'origine.
28:22Alors, on va revenir sur le profil
28:24de ces individus
28:26avec ce sujet signé Valentin Rouillon.
28:29C'est un signal fort
28:31pour le préfet des Haute-Seine.
28:33Rien qu'au mois de juillet,
28:34parmi 70 éloignements réalisés,
28:36Alexandre Brugère a expulsé
28:37quatre individus fichés FSPRT.
28:41Il s'agit du fichier
28:42de traitement des signalements
28:43pour la prévention de la radicalisation
28:45à caractère terroriste.
28:47Parmi ces quatre hommes,
28:48le premier est un Marocain
28:50qui avait rejoint Daesh en 2014.
28:52MFAM était suspecté
28:54de préparer une action violente
28:55sur le territoire français.
28:57M. Assou est également
28:58d'origine marocaine.
29:00Il faisait l'objet d'une OQTF
29:01et d'une assignation à résidence
29:03dont il ne respectait pas
29:04les obligations de pointage.
29:06Le troisième concerné
29:07est un Syrien.
29:09Inscrit au fichier
29:09des personnes recherchées,
29:10M. Allemansour a fait l'objet
29:12d'un signalement
29:13pour des visionnages de vidéos
29:14de l'État islamique.
29:15Son statut de réfugié
29:16lui a été retiré.
29:18Enfin, M. Akroud,
29:20lui, est un Marocain.
29:22Soupçonné de tenir
29:23des discours anti-français
29:24et anti-policiers,
29:25il s'entraînait la nuit
29:26pour frapper et se préparer
29:27à rejoindre une terre de djihad.
29:29Dans son téléphone,
29:30plusieurs vidéos de propagande.
29:32À son domicile,
29:33un pistolet automatique
29:34et plusieurs couteaux
29:35avaient été retrouvés.
29:37Tous ont été expulsés
29:38du territoire national
29:39et renvoyés
29:40dans leur pays d'origine.
29:41Une mesure d'éloignement record.
29:43Depuis le début de l'année
29:44dans les Hauts-de-Seine,
29:45plus de 370 éloignements
29:47d'étrangers
29:47en situation irrégulière
29:49ont été réalisés.
29:52Plus de 370 expulsions
29:55de clandestins
29:56réalisées dans les Hauts-de-Seine
29:57depuis le début de l'année.
29:58Raphaël Starville,
29:59on se rend compte
30:00que quand on veut,
30:01on peut.
30:02Là, il semble y avoir
30:02une véritable volonté
30:03et une volonté politique.
30:06Oui, vous avez raison.
30:07Alexandre Rougère,
30:07le préfet des Hauts-de-Seine,
30:09non seulement se montre
30:11extrêmement énergique
30:13dans l'application
30:15des directives
30:15de Bruno Rotaillot,
30:17mais il semble
30:18l'un de ceux
30:19qui ait pris
30:20la pleine mesure
30:21du combat
30:23qu'il y a à mener
30:24face à l'islamisme,
30:26à l'antrisme
30:26des frères musulmans
30:28parce que
30:29c'est un danger
30:30pour la France.
30:32Il a écrit récemment
30:34un ouvrage
30:34sur le sujet.
30:36Ses premiers mots,
30:36c'est la menace
30:37doit être clairement nommée.
30:38C'est l'islamisme.
30:40Il ne se contente pas
30:40de mots,
30:41on le voit.
30:42Il passe à l'action,
30:43il documente,
30:45il construit,
30:46il instruit
30:47ses dossiers
30:48de sorte
30:49que ceux
30:49qu'il vise
30:50et qui sont appelés
30:51à être expulsés
30:52ne puissent pas
30:54finalement avoir
30:56d'autres choix
30:57que de prendre la porte
30:58parce qu'il a fait
31:00un travail
31:01de précision
31:02pour s'assurer
31:04que ceux-ci
31:05seront bien expulsés.
31:06On le voit
31:07dans le profil
31:07des quatre
31:09que vous avez mentionnés.
31:10Aucun parmi eux
31:12n'est algérien.
31:13Je ne dis pas
31:13qu'aucun algérien
31:15au fichier
31:17ne le sera pas
31:18dans les mois à venir.
31:19En tout cas,
31:20aujourd'hui,
31:20compte tenu
31:20de la situation politique
31:22et de l'impossibilité
31:23d'un dialogue
31:24avec Alger,
31:26le préfet Brugère
31:27a s'est concentré
31:28sur des profils
31:29où les relations diplomatiques
31:31avec le Maroc,
31:32avec la Syrie
31:33qui ont reprise
31:34depuis peu
31:34permettent ce genre
31:36d'éloignement.
31:37Vous faisiez référence
31:38à Bruno Retailleau,
31:39ce durcissement de ton.
31:41On le doit aussi
31:41à Gérald Darmanin
31:42puisque ce préfet
31:43était son directeur de cabinet.
31:46C'est lui
31:46qui l'a nommé.
31:48C'est lui
31:49qui l'a nommé.
31:51Ce qui est intéressant,
31:52c'est de voir
31:53la proximité
31:55non seulement
31:56d'Alexandre Brugère
31:57avec Gérald Darmanin,
31:59mais également
31:59avec Bruno Retailleau.
32:00Bruno Retailleau
32:01qui a préfacé
32:02justement
32:02l'ouvrage
32:03qu'il a publié
32:05voici quelques semaines
32:06ou mois
32:07et qui saluait
32:09justement
32:10la clairvoyance
32:11de ce préfet
32:12et la nécessité
32:13de ce combat
32:14contre l'islamisme
32:15qui devait être mené
32:16de manière urgente.
32:18Quoi qu'il en soit,
32:19l'ampleur,
32:20Joseph,
32:20l'ampleur de la tâche
32:22semble considérable.
32:24Surtout que
32:25le préfet
32:26fait son travail,
32:27il le fait courageusement
32:28et il ne renonce pas
32:29parce que Mohamed Fahem,
32:32la Cour d'appel de Paris
32:34a quand même refusé
32:35il y a quelques semaines,
32:38avait suspendu
32:39son extradition
32:40et le préfet
32:41est revenu à la charge
32:42pour obtenir
32:44l'extradition.
32:45Ce qui montre
32:46qu'on a quand même
32:46un problème
32:47avec la justice
32:48et quelles sont
32:48les motivations
32:49de la Cour d'appel de Paris
32:50pour suspendre
32:52en raison d'un signe
32:53réel et sérieux,
32:55un risque réel et sérieux
32:56de subir
32:57un déni de justice flagrant
32:58en l'absence de garantie
32:59suffisante
33:00sur l'exercice effectif
33:01des droits
33:02de la défense.
33:03C'est-à-dire que
33:04quelqu'un qui a un soutien
33:05de Daesh,
33:06quelqu'un qui a été
33:07en zone de guerre
33:08siro-iraquienne,
33:10il faut se rappeler
33:11ce qu'est Daesh,
33:12des monstres,
33:13des monstres
33:13qui coupaient des langues,
33:14qui coupaient des têtes,
33:15qui crevaient des yeux,
33:16qui ont fait brûler
33:16des personnes vivantes,
33:18des femmes,
33:19un pilote,
33:20on se rappelle des images
33:21parce qu'en plus
33:21il les diffusait,
33:23qui décapitait,
33:24qui ont réduit
33:25en esclavage
33:26des femmes,
33:27des jeunes filles
33:28qui ont vendu
33:28comme objets sexuels
33:29des femmes,
33:30des jeunes filles,
33:31voire des enfants.
33:32C'est ça Daesh.
33:34Je sais que vous en parlez
33:34au passé,
33:35mais Daesh est toujours actif.
33:36Absolument.
33:37Il y a toujours des estables.
33:38On l'a vu récemment
33:38en Afrique
33:40avec ce massacre
33:41dans une église au Congo.
33:42Alors une autre question
33:43se pose,
33:44c'est celle de la radicalisation.
33:46Comment est-ce qu'on en arrive
33:47à avoir sur notre sol
33:49des individus endoctrinés
33:52et des individus
33:54qui se retrouvent
33:55à être de véritables
33:55bombes à retardement,
33:57Florian ?
33:58Oui,
33:58alors au millénaire
33:59on a étudié
34:00le sujet
34:00et c'est vrai
34:01qu'avant,
34:03là où il y avait
34:03plus des terroristes
34:05d'origine étrangère,
34:07ce qui est aussi
34:08le cas ici,
34:09il y a aujourd'hui
34:09plus ce qui est décrit
34:11comme un djihadisme
34:12d'atmosphère
34:13et donc finalement
34:14des personnes
34:15qui peuvent aussi
34:16se radicaliser
34:18par elles-mêmes
34:19en regardant
34:20des vidéos,
34:21etc.
34:21Maintenant,
34:23les deux problèmes
34:25sont parallèles
34:25et donc il y a
34:26cette radicalisation
34:27un peu endogène
34:29qu'on a en France
34:30mais il y a aussi
34:31tous ces étrangers,
34:33toutes ces personnes
34:34qui sont allées
34:34combattre en Syrie
34:37pour Daesh
34:38et qui sont revenus,
34:38qu'on a laissés revenir
34:39et qui est impératif
34:41effectivement
34:41de faire repartir
34:43au plus vite
34:43et de manière générale.
34:47Je pense nettement
34:48que le principe
34:48de précaution
34:49qui a été mis
34:50dans notre constitution
34:50pour tout ce qui est
34:51risque à l'environnement
34:53ou à la santé
34:54devrait aussi s'appliquer
34:55en matière de politique
34:56d'asile et d'immigration
34:58et donc toutes
34:59disons
35:00les personnes
35:02où on n'a pas
35:02une certitude
35:04absolue
35:05et où on n'a pas
35:06d'éléments tangibles
35:07mais où il y a
35:09quand même un risque
35:10ça devrait s'appliquer
35:11et par exemple
35:12une chose très simple
35:13c'est qu'aujourd'hui
35:14qu'il y a ce changement
35:14de gouvernement en Syrie
35:15tous ceux
35:16qu'on a accueillis
35:17comme réfugiés syriens
35:18qui sont de confession sunnite
35:20et donc maintenant
35:20qui sont protégés
35:22par le gouvernement syrien
35:23devraient retourner en Syrie
35:24ils n'ont plus vocation
35:25à rester réfugiés
35:26et le dernier point
35:28peut-être
35:28c'est que là
35:29effectivement
35:29c'est très bien
35:30c'est que c'était
35:30avec le Maroc
35:31avec la Tunisie
35:32et avec d'autres
35:33mais on a aussi
35:35certains pays
35:36qui continuent de refuser
35:37de ces passés consulaires
35:38et c'est pour ça
35:39que comme l'Australie
35:41et comme les Etats-Unis
35:43par exemple
35:43avec le Salvador
35:43il nous faut des accords
35:44avec des pays tiers
35:45de sorte qu'on puisse expulser
35:47sans aucun problème
35:49et sans devoir dépendre
35:51des pays d'accueil
35:52les personnes
35:53qui sont dénuisibles
35:55pour notre pays
35:56il est temps de prioriser
35:57enfin la sécurité
35:58des français
35:58Une école primaire
36:00vandalisée
36:01en pleine vacances scolaires
36:04ça s'est passé
36:04dans l'Essonne
36:05plusieurs classes
36:06d'une école primaire
36:08ont été dégradées
36:08par des élèves
36:09de CM2
36:10on parle d'élèves
36:11âgés de 10 ou 11 ans
36:13les salles ont été
36:14recouvertes de peinture
36:16du sol au plafond
36:17le préjudice causé
36:18par ces actes
36:19de vandalisme
36:20avoisine
36:21les 60 000 euros
36:22les faits sont déroulés
36:24entre le 24 et le 28 juillet
36:26il faut préciser
36:26qu'en juillet
36:27l'école n'est pas fermée
36:28puisqu'elle accueille
36:28des élèves
36:29de centres de loisirs
36:31voyez le sujet
36:31de Timothée Forger
36:32et Sarah Varny
36:33cette école primaire
36:36a été victime
36:37d'actes de vandalisme
36:38au total
36:394 salles de classe
36:40ont été dégradées
36:41recouvertes de peinture
36:43et d'encre
36:43les faits se seraient déroulés
36:45le vendredi
36:45alors que l'établissement
36:46recevait des élèves
36:48en centres de loisirs
36:49une animation art plastique
36:50était notamment organisée
36:52mais des élèves
36:52de CM2
36:53auraient échappé
36:54à la vigilance
36:55des animateurs
36:55ce n'est que le lundi
36:57que les équipes de ménage
36:58constatent les dégradations
36:59on est à peu près
37:00à 60 000 euros
37:01tout a été dégradé
37:02c'est à dire
37:03qu'on a eu
37:03les sols
37:04les revêtements de sol
37:05sont attaqués
37:06le mobilier scolaire
37:08les murs
37:09des livres
37:11qui commençaient
37:12à être préparés
37:12du matériel scolaire
37:14pour la rentrée
37:14qui commençaient
37:15à être préparés
37:16par les enseignants
37:16etc
37:17tout a été touché
37:18même les luminaires
37:20au plafond
37:20la municipalité
37:21a déposé plainte
37:22c'est la première fois
37:23que cette école
37:24est victime
37:24de telles dégradations
37:25il y a trois enfants
37:27qui sont entre guillemets
37:29identifiés
37:30qui ont été
37:32ou signalés
37:33par d'autres
37:34petits camarades
37:36ou par du personnel
37:38encadrant
37:39parmi les trois
37:40nous en avons un
37:40qui malheureusement
37:41était déjà impliqué
37:43dans un événement
37:44qui est survenu
37:45dans cette même école
37:46ce dernier
37:47aurait tenté
37:47de mettre le feu
37:48à une poubelle
37:49en mai dernier
37:49des actes d'incivilité
37:51de plus en plus jeunes
37:52l'enquête
37:53se poursuit
37:54afin de préciser
37:55les circonstances
37:55et le nombre
37:56d'enfants impliqués
37:57voilà je le disais
37:59des élèves de CM2
38:00des enfants
38:01donc de 10 ou 11 ans
38:02à quel moment
38:03des enfants
38:04de 10 ou 11 ans
38:05Florian
38:05je vous pose la question
38:06à quel moment
38:06on se retrouve
38:07avec des enfants
38:08qui sont livrés
38:09à eux-mêmes
38:10sans parents
38:10et en l'occurrence
38:11ici sans moniteur
38:12en fait
38:13oui alors
38:14je crois que
38:14ce qui s'est effectivement
38:15passé c'est qu'ils étaient
38:16là au centre aéré
38:17et donc ils étaient
38:18dans la cour
38:19et en fait
38:20comme les écoles
38:20c'est quand même
38:21très ouvert
38:21on ne ferme pas tout à clé
38:22bon heureusement
38:24quand on voit l'ampleur
38:25des dégâts
38:25ça n'a pas duré
38:2615 secondes
38:26mais d'ailleurs
38:28c'est justement
38:29parce qu'il y avait
38:29quand même
38:30du monde autour
38:31qu'il y a
38:32trois enfants
38:33qui ont été
38:34rapidement identifiés
38:35comme étant
38:36les suspects
38:37des dégradations
38:37moi la vraie question
38:39que je pose
38:39c'est à quel moment
38:40est-ce qu'effectivement
38:40on se dit
38:41pour m'amuser
38:42je vais aller dégrader
38:43toute ma classe
38:44etc
38:45et là je pense
38:46ça veut dire
38:47qu'il y a un problème
38:47plus profond
38:48exactement
38:49et ce problème
38:49plus profond
38:50c'est vraiment
38:50ce sentiment
38:51d'impunité
38:52générale
38:53qui est alimenté
38:54par plusieurs choses
38:55premièrement
38:55la justice des mineurs
38:56deuxièmement
38:57qui est évidemment
38:59beaucoup trop laxiste
39:00mais aussi le fait
39:01que même quand on fait
39:02des choses graves
39:03finalement
39:03aujourd'hui
39:04la réponse pénale
39:04n'est pas là
39:05il n'y a rien
39:05et donc
39:06quand on voit
39:07son grand frère
39:07qui peut-être
39:08fait du deal
39:10ou un rodeo urbain
39:11et qui passe
39:13en comparution immédiate
39:14mais n'a que
39:15du sursis
39:16ou je ne sais quoi
39:16forcément on se dit
39:18que moi aussi
39:19je peux faire
39:20un peu ce que je veux
39:20et donc
39:21il faut qu'il y ait
39:22un changement
39:22quand même
39:23vraiment culturel
39:24là
39:24et ici
39:24dans ce cas d'espèce
39:25il faudrait que
39:26les parents
39:26remboursent
39:28tout simplement
39:28que ces 60 000 euros
39:29ne soient pas
39:30à la charge de la mairie
39:30mais que les parents
39:31remboursent
39:32et que s'ils sont
39:32en incapacité de le faire
39:33que ce soit pris
39:34sur toutes leurs allocations
39:34alors ça c'est intéressant
39:35parce que c'est ce qu'a proposé
39:36le maire d'Arles
39:39qui est Patrick de Carolis
39:40puisqu'en début de semaine
39:41c'est une autre école
39:42à Arles
39:43qui a également été saccagée
39:44par des jeunes
39:45de 11, 12 et 13 ans
39:46Patrick de Carolis
39:47s'est annoncé
39:48qu'il allait présenter
39:49la facture aux parents
39:49est-ce que c'est ça finalement
39:51est-ce que ce n'est pas ça
39:52finalement
39:52qu'il faut faire
39:53Raphaël Steinville
39:55c'est-à-dire que
39:56on a des mineurs
39:57de jeunes mineurs
39:58qui commettent des infractions
39:59la facture
40:01on l'envoie aux parents
40:02moi j'y suis absolument
40:03pas opposé
40:04et probablement
40:05que c'est d'abord
40:07vers les parents
40:08qu'il faut se tourner
40:09parce qu'ils ont
40:09une responsabilité immense
40:11c'est-à-dire que là
40:12c'est un problème
40:12d'éducation
40:12oui mais justement
40:14dans l'affaire
40:16de cette école
40:17de Morangis
40:18de voir que des gamins
40:21qui sont âgés
40:22de 9 ans
40:23je crois
40:23puissent commettre
40:24ce genre d'actes
40:26ce n'est pas comme
40:27ce que le président
40:29a pu dire
40:29parlant de décivilisation
40:31c'est-à-dire que
40:31je me demande
40:32un petit peu
40:33comme Maurice Berger
40:34ce pédopsychiatre
40:35si ces enfants
40:36ont seulement été
40:37civilisés
40:37si à la maison
40:39ils ont reçu
40:41justement
40:42un certain nombre
40:43de valeurs
40:44qui leur permettent
40:45d'évoluer
40:45en société
40:47de s'en prendre
40:48à des lieux
40:48de savoir
40:49d'éducation
40:50comme ça
40:51de manière gratuite
40:52c'est inquiétant
40:54mais ça veut dire
40:54qu'il n'y a pas
40:55de respect
40:56pour l'école
40:58pour l'institution
40:59pour rien du tout
41:00en réalité
41:01et donc c'est vraiment
41:02la question
41:03de la civilisation
41:04de ces enfants
41:04de leur éducation
41:05qui me semble-t-il
41:07est au coeur
41:07de cette problématique
41:09la municipalité
41:11donc de Morangis
41:12a déposé plainte
41:14quid de la justice
41:15des mineurs
41:16effectivement
41:16la justice
41:17de mineurs
41:18aussi jeunes
41:19c'est la question
41:20qu'on se pose
41:21Joseph
41:22la réponse
41:23c'est dans le code pénal
41:23c'est la responsabilité
41:24des parents
41:25c'est clair
41:26et d'ailleurs
41:27il me semble bien
41:27qu'on avait
41:28un certain Gabriel Attal
41:29qui nous avait promis
41:30que les casseurs
41:31seraient les payeurs
41:31ce qui paraît
41:33logique et normal
41:34c'était dans le cas
41:34des émeutes
41:35oui
41:36enfin dans le cas
41:36des émeutes
41:37dans le cas
41:37un casseur
41:38quelqu'un qui a
41:39ces gestes-là
41:39payeur
41:40donc quand ce sont
41:41des enfants
41:42c'est aux parents
41:43effectivement
41:43et moi je pense
41:44qu'il faudrait aussi
41:46amener les enfants
41:47pour nettoyer
41:49en partie
41:50ce qu'ils ont fait
41:51pour qu'ils comprennent
41:52c'est dans l'éducation
41:54je me suis beaucoup
41:55occupé de jeunes
41:55il y en avait
41:56qui étaient un peu
41:57plus actifs que d'autres
41:58notamment qui venaient
41:59des banlieues nord
41:59de Marseille
42:00et bien quand ils faisaient
42:01une ânerie
42:02ils avaient 9 ans
42:03ils avaient 10 ans
42:04ils avaient entre
42:0512 et 16 ans
42:07ce n'est pas
42:08les âges
42:08les plus faciles
42:09quand ils faisaient
42:10une ânerie
42:11ils réparaient
42:13et bien ils comprenaient
42:14vite
42:14que effectivement
42:16quand ils avaient
42:16cassé quelque chose
42:17il fallait réparer
42:18c'était un effort
42:19c'était un travail
42:20sauf que vous avez
42:21entendu dans le sujet
42:22il y en a un
42:24qui avait déjà
42:25été mis en cause
42:26pour une affaire précédente
42:28également dans l'école
42:29c'est-à-dire que
42:30non seulement
42:30il n'y a pas de sanction
42:32c'est-à-dire qu'il y a
42:33déjà sur de la récidive
42:33immédiate
42:34là il faudrait déjà
42:35qu'ils aient été
42:36dans l'école
42:37avec quelques seaux
42:39pour nettoyer
42:40ils ne le feront peut-être pas
42:41parce qu'ils comprendraient
42:43beaucoup mieux
42:43et en fait
42:44c'est la reconnaissance
42:45qu'on peut avoir
42:46de leur humanité
42:47c'est de leur dire
42:48vous êtes capables
42:50d'être sanctionnés
42:50donc vous existez
42:52alors que quand on dit
42:53il ne se passe rien
42:54c'est les nier totalement
42:56y compris
42:56quand on a cet âge-là
42:58l'âge de raison
42:58c'est 7 ans
42:59quand on en a 9
43:00on est capable de comprendre
43:01qu'on a fait une faute
43:02et quand les parents payent
43:04les parents comprennent
43:05qu'il y a eu une faute
43:05Allez il nous reste 6 minutes
43:06j'aimerais qu'on termine
43:07avec cette idée
43:09qui va j'en suis sûr
43:10vous faire réagir
43:11chez vous
43:11qui va vous faire réagir
43:12en plateau
43:12à la prison de Rennes-Vezin
43:14le service de médico-psychologie
43:16a proposé
43:17une activité
43:18particulièrement insolite
43:20pour les détenus
43:21du surf
43:22à Saint-Malo
43:23alors une proposition
43:24qui à juste titre
43:25a déclenché bien sûr
43:26la colère
43:26du personnel pénitentiaire
43:28mais aussi de la chancellerie
43:29puisqu'elle a finalement
43:30été interdite
43:32par le garde des Sceaux
43:32Gérald Darmanin
43:33le sujet d'Anaïs Bauchet
43:34et on en parle juste après
43:36du surf thérapeutique
43:39pour les détenus
43:40sur les vagues
43:41de Saint-Malo
43:41c'est le projet d'activité
43:43émis pour la rentrée
43:44par le SMPR
43:45service médico-psychologique
43:46régional
43:47de la prison
43:47de Rennes-Vezin
43:48dans un communiqué
43:49publié le 31 juillet
43:51l'union fédérale
43:52autonome pénitentiaire
43:53a vivement dénoncé
43:54cette proposition
43:54le SMPR est totalement
43:56aux abonnés absents
43:57pour soigner
43:58ces détenus dangereux
43:59mais lorsqu'il s'agit
44:00de dépenser des crédits
44:01qu'au passage
44:01on serait heureux d'avoir
44:03ils sont aux anges
44:04quand on pense
44:05aux difficultés actuelles
44:06pour boucler un budget
44:07pour la nation
44:07ici les coffres sont pleins
44:09il y en a qui n'ont honte
44:10de rien
44:11en tout cas
44:11si ce n'est pas
44:12un joli pied de nez
44:13à monsieur le ministre
44:14de la justice
44:15garde des Sceaux
44:16cela y ressemble beaucoup
44:17en février dernier
44:18Gérald Darmanin
44:20avait ordonné l'arrêt
44:20de toute activité ludique
44:21en prison
44:22une décision retoquée
44:23en partie par le conseil
44:24d'état en mai dernier
44:25si les activités ludiques
44:26sont maintenues
44:27les activités dites
44:28provocantes
44:29de nature apportée
44:30atteinte au respect
44:30dû aux victimes
44:31sont interdites
44:32face à cette proposition
44:33qui n'a jamais été validée
44:34officiellement
44:35le député du RN
44:36Thomas Ménager
44:37a interpellé directement
44:39le ministre de la justice
44:4040% des français
44:41renoncent à partir
44:42en vacances
44:43mais les détenus
44:44du centre pénitentiaire
44:45de Rennes-Vézin
44:45vont avoir droit
44:46à une semaine
44:47de surf thérapeutique
44:48à Saint-Malo
44:48tout va bien
44:49Gérald Darmanin ?
44:50contacté par la rédaction
44:52une source proche
44:53du ministère de la justice
44:54nous a expliqué
44:54que Gérald Darmanin
44:55a demandé
44:56l'annulation immédiate
44:57de cette activité
44:58conformément aux directives
44:59qu'il avait instaurées
45:00peu de temps
45:00après sa nomination
45:01Qui sont ces gens
45:04sérieusement
45:05qui font de telles propositions ?
45:06Là on parle
45:07du service médico-psychologique
45:09de la prison
45:11pardonnez-moi
45:12mais on peut se demander
45:12s'ils ne sont pas eux
45:13qui ont besoin
45:13d'une aide psychologique
45:14Raphaël Stainville
45:16à quel moment
45:16on propose à des détenus
45:17d'aller faire du surf
45:18à Saint-Malo ?
45:19Non mais c'est insupportable
45:20que de voir des personnes
45:22avoir ce genre d'idées
45:23d'initiatives
45:24qui à la fois
45:26sont des cadeaux
45:27aux détenus
45:29et sont des injures
45:30faites aux victimes
45:31aux français
45:32qui ne peuvent pas
45:33partir en vacances
45:34et qui sont obligés
45:37de se saigner
45:37pour aller
45:40Mais des cadeaux
45:41pour les détenus
45:41sans parler du danger
45:42que représente
45:43de mettre
45:43des individus dangereux
45:45au milieu
45:45de la population
45:47au milieu des vacanciers
45:48C'est pour ça
45:49que je pense
45:49que Thomas Ménager
45:50a tort
45:51de s'en prendre
45:52directement
45:53au ministre de la Justice
45:53parce que précisément
45:54il avait tenté
45:56de faire interdire
45:57ses activités
45:58ludiques
45:59dans les prisons
46:00ou à l'extérieur
46:01des prisons
46:01parce qu'on se souvient
46:02que certains
46:03avaient des bons
46:05pour aller
46:05au théâtre
46:06donc ça
46:08c'est la première chose
46:09en revanche
46:10ce qui est inquiétant
46:12c'est un
46:12de voir que certains
46:13prennent ces initiatives
46:14et deux
46:14que la justice
46:15a retoqué
46:16la directive
46:19de Gérald Darmenin
46:20visant à interdire
46:21ce genre d'activités
46:22ludiques
46:23parce que
46:24au nom des libertés
46:26du bien-être
46:27des prisonniers
46:29je pense que
46:30les français
46:31et notamment
46:32je pense encore une fois
46:32à toutes les victimes
46:33ne comprennent pas
46:35ne comprennent pas
46:35que les prisons
46:37soient devenues
46:38des centres de loisirs
46:40où l'on peut faire
46:42du kart
46:42demain
46:44heureusement
46:44ça a été interdit
46:45mais de faire du surf
46:46comme ça s'était proposé
46:47dans cette initiative
46:48on nous dit
46:49que c'est une idée
46:49des médecins
46:50car ces détenus
46:51souffraient de troubles
46:51psychiatriques
46:52Joseph Touvenel
46:53trois choses
46:54quatre alors du coup
46:55si c'est un problème
46:57psychiatrique
46:58c'est pas la prison
46:59c'est qu'il y a
47:00des lieux spécialisés
47:01il devrait y avoir
47:02des lieux spécialisés
47:03et effectivement
47:03il y a un grave problème
47:04c'est qu'en France
47:05on n'a pas le suivi
47:07pour les problèmes psychiatriques
47:09et ça permettrait
47:10de libérer aussi
47:11de la place en prison
47:11absolument
47:12la deuxième chose
47:13c'est le coût
47:13d'une opération
47:14comme celle-là
47:14il paraît qu'on est
47:15légèrement en déficit
47:16de notre pays
47:17et que tous les français
47:18doivent faire des efforts
47:18si vous emmenez
47:20des prisonniers
47:21de Rennes à Saint-Malo
47:22ils n'y vont pas
47:23tout seuls
47:24il faut des moyens
47:25de transport
47:25il faut un encadrement
47:26il faut les loger
47:27etc
47:27ça coûte très cher
47:29mais pire que ça
47:30quand 40% des français
47:33ne partent pas en vacances
47:34quand je suis un jeune
47:36qui va travailler
47:36dans un bar
47:38sur les marchés
47:39ramasser des fruits
47:40légumes
47:40dans le nettoyage
47:41pour essayer
47:42de me payer des vacances
47:43c'est une injustice
47:45flagrante
47:46parce que je n'ai pas
47:47les moyens
47:47d'aller faire du surf
47:48à Saint-Malo
47:48dernière chose
47:49vous savez Saint-Malo
47:50il y a la tombe
47:51de Châteaubriand
47:52qui a écrit
47:53les merveilleuses
47:53mémoires d'outre-tombe
47:54je me demande
47:55ce qu'aurait écrit
47:55Châteaubriand
47:56en voyant ce genre de choses
47:57il serait retourné
47:58dans sa tombe
47:59Florian Gérard Mercier
48:00non je pense que c'est
48:01donc Gérard Lamarna
48:02a réagi rapidement
48:04avec force
48:04il a raison
48:05les agents pénitentiaires
48:07dans ce communiqué
48:09ont raison de dénoncer
48:11ça c'est inique
48:12en fait
48:12ce genre de choses
48:13et s'il y a des problèmes
48:14psychiatriques
48:15il faut les traiter
48:16avec des médicaments
48:17et avec de la thérapie
48:18pas avec du surf
48:19j'aimerais bien
48:20que ces médecins
48:22s'ils le sont
48:23nous sortent
48:24le moindre essai clinique
48:26ou évidence scientifique
48:27qui démontre
48:28qu'une semaine de surf
48:29a des vertus thérapeutiques
48:30c'est sûr qu'il n'y en a pas
48:32c'est ridicule
48:33donc faire ce genre de choses
48:35c'est purement
48:36voilà
48:37en fait
48:38participer du fait
48:40que pour ces prisonniers
48:42la prison
48:42c'est l'hôtel gratuit
48:43et donc
48:44on n'a pas de raison
48:45de ne pas vouloir y retourner
48:46puisque on peut faire
48:47du surf gratos
48:48non mais ça participe
48:50de la récidive
48:50et de l'ambiance
48:51d'insécurité
48:51vous savez que cette saison
48:52il y avait une émission
48:53de radio qui s'appelait
48:54on marche sur la tête
48:55et ben voilà
48:56je pense qu'on est
48:57en plein dedans
48:58merci à tous les trois
48:59Florian Gérard Mercier
49:00directeur des études
49:01du Millénaire
49:02merci à Raphaël Steinville
49:04journaliste au JDD
49:05et puis Joseph
49:06Touvenel
49:07à très bientôt
49:08moi j'aurais le plaisir
49:09de vous retrouver
49:09à 14h pour 180 minutes
49:12infos week-end
49:13qu'est-ce qu'on retrouve
49:14tout de suite
49:14enquête d'esprit
49:16présentée par
49:17Emmerick Courbet
49:181
49:201
49:212
49:221
49:231
49:231
49:242
49:241
49:251
49:262
49:271
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