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  • il y a 1 an
Écoutez "On refait le monde" avec Béatrice Brugère, magistrate et secrétaire générale du syndicat Unités Magistrats, Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat de police UN1TE, Isabelle Saporta, éditorialiste à RTL et Hortense Crépin, journaliste en charge de l'éducation à RTL.
Regardez On refait le monde avec Yves Calvi du 29 mai 2025.

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Transcription
00:00Yves Galvi, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
00:05Comment lutter contre la multiplication des attaques au couteau chez les jeunes ?
00:09La mission mandatée fin avril par François Bayrou a rendu ses conclusions.
00:12Elle fait suite au drame de Nantes.
00:14Il y a un mois, à Nantes, un lycéen de 16 ans donnait 57 coups de couteau à un autre élève.
00:19Le constat fait par ce rapport est clair.
00:21Le phénomène touche tout le pays.
00:23Il évoque, je cite, une violence juvénile de plus en plus en armée,
00:26ainsi qu'une aggravation de la brutalité des faits.
00:2953 propositions énoncées, comme l'instauration de caméras,
00:33l'interdiction à la vente de certaines armes,
00:36ou encore l'interdiction des portables dans les écoles.
00:38Comme souvent, l'application de telles mesures soulève beaucoup de questions.
00:41Alors, est-ce un nouveau rapport pour rien ?
00:43Comment peut-on mieux protéger nos établissements scolaires et nos ados ?
00:47Faut-il vraiment s'inspirer du modèle britannique ?
00:49Nous allons nous poser toutes ces questions ce soir avec Béatrice Brugère,
00:52qui est magistrate et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat.
00:55Bienvenue Béatrice Brugère.
00:56Bonsoir.
00:57À distance, Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat de police Unité.
01:02Bien, bonsoir M. Couvy, merci de nous rejoindre.
01:04Bonsoir, merci beaucoup.
01:06Isabelle Saporta nous rejoint, éditorialiste.
01:08On vous retrouve tous les matins à 6h40 sur notre antenne, chère Isabelle.
01:12Bonsoir Yves.
01:12Et je salue également Hortense Crépin, spécialiste éducation sur RTL.
01:16Bonsoir à tous.
01:17Bienvenue, chère Hortense.
01:18Moi, je crois en justice, mais dans tous les cas, en particulier celle-ci qui concerne les mineurs,
01:26qui ne peut fonctionner que si elle est rapide et que si elle est certaine.
01:29Quand on en interpelle un avec un couteau, défermons systématique, systématique.
01:33Garde à vue, passage devant un procureur, juge des enfants et sanctions.
01:37Parce que c'est à ce moment-là qu'il faut arrêter la récidive éventuelle.
01:40Naïma Moutchou, députée, vice-présidente de l'Assemblée nationale
01:45et donc co-animatrice de cette mission mineure et armes blanches.
01:48C'était à midi sur RTL.
01:50Défermant immédiat, est-ce que c'est quelque chose d'envisageable
01:54dans l'organisation de notre justice aujourd'hui, Béatrice Brugère ?
01:58J'espère que c'est ce qui se fait d'ailleurs déjà,
02:00puisqu'on a déjà la possibilité de le faire.
02:03Donc le défermant est tout à fait...
02:05Donc la députée ne sait pas de quoi elle parle ?
02:07Alors ce qu'elle dit, c'est systématique.
02:11Ça, c'est pas pareil.
02:12Donc là où c'est intéressant, c'est que
02:15est-ce que c'est une politique pénale, j'allais dire,
02:17suivie de façon systématique ?
02:19Ça, je n'en sais rien, en vrai.
02:22Il faudrait faire une évaluation.
02:23Et j'ai pas les éléments pour le dire.
02:25Mais qu'on puisse déférer, oui,
02:28quand un mineur a commis un acte grave avec une arme,
02:31bien sûr qu'on peut le faire.
02:34Comme la justice des mineurs, vous le savez,
02:36est déjà extrêmement embolisée,
02:37comme d'autres, d'ailleurs, comme la justice des majeurs.
02:40Je doute que ça soit peut-être tout le temps systématique.
02:44C'est ça qu'il faudrait savoir.
02:45Donc ça, c'est une politique pénale
02:46et ça s'adresse donc aux gardes des Sceaux, j'allais dire,
02:50puisque c'est à lui de donner des instructions
02:53pour les parquets, puisque c'est les parquets
02:56qui ont la main pour justement faire ce défermant.
02:59Vous avez la même analyse, M. Couvier ?
03:02Oui, effectivement, aujourd'hui, on voit bien
03:05que les jeunes sont surdimensionnés dans la délinquance
03:09et notamment dans les attaques au couteau.
03:1157% des homicides sont faits avec des armes blanches.
03:15Donc ce qui nous gêne, nous, sur le terrain,
03:16on le voit, c'est que de plus en plus de gamins
03:18sont armés de couteaux, règlent leur compte
03:20et ne passent plus ni par les adultes,
03:22ni par la justice ou la police.
03:23C'est homme à homme, entre guillemets,
03:25qui règlent leurs problèmes entre eux.
03:27Et donc ça, c'est pour nous cette violence
03:28qui est désinhibée, qu'on voit dans les rues
03:30et ça nous interpelle énormément, bien sûr.
03:31Alors, ces 6500 armes blanches saisies
03:33dans l'agglomération parisienne en 2024
03:36auxquelles vous venez de faire allusion,
03:38c'est votre vie quotidienne
03:39et c'est celle de vos confrères et de vos consoeurs
03:41aujourd'hui dans les rues de Paris ?
03:43Oui, c'est notre vie quotidienne
03:44et surtout, c'est qu'on voit bien
03:45qu'en fait, on n'arrive pas à endiguer
03:48cette violence juvénile et des ados.
03:52Donc, il y a tout un système qu'il faut revoir.
03:54Ça va commencer sûrement par l'éducation.
03:56Je pense que des fois, il faut éduquer les parents,
03:58des fois avant les enfants.
03:59Et puis après, effectivement,
04:01et là, je suis d'accord avec Béatrice Brugère,
04:02une politique pénale ferme,
04:04quand on est puni, vous voyez,
04:05prenez l'exemple du sport, regardez le rugby.
04:07Vous faites une faute, vous prenez un carton jaune,
04:09vous avez 10 minutes en prison.
04:11Quand vous revenez et que vous n'êtes pas calmé,
04:12vous prenez un carton rouge, vous êtes exclu définitivement.
04:14Pourquoi est-ce que dans le sport,
04:15on se permet d'appliquer des règles très fermes
04:18et pourquoi est-ce que dans la vie du quotidien,
04:20c'est toujours, on laisse une chance,
04:21encore une chance, encore une chance.
04:22Et la sanction, elle arrive toujours trop tard
04:24dans le cursus du délinquant.
04:26Mais peut-être parce que la vie n'est pas un jeu,
04:28Isabelle Saporta, c'est quand même la grande différence
04:31avec un terrain de rugby.
04:32Moi qui ai pratiqué ce sport,
04:33j'en pense le plus grand bien,
04:34mais est-ce qu'on peut comparer les choses ainsi ?
04:36Je vous ai vu abonder de la tête en écoutant le...
04:38Oui, non, mais parce que, si vous voulez,
04:39on discutait avant que cette émission ne commence
04:41et vous me disiez que vous connaissiez
04:42Béatrice Brugère depuis des années.
04:44Il se trouve que moi, j'ai la chance et l'honneur aussi
04:46d'échanger avec elle
04:47et que j'ai l'impression que ça fait effectivement des années
04:49qu'elle dit, bon, maintenant, en fait,
04:52il faut qu'il y ait des peines courtes
04:53et qu'il y ait vite une sanction
04:54pour qu'on ne se retrouve pas dans des situations ahurissantes
04:57comme celle qui est arrivée au petit Elias
04:59qui s'était fait assassiner à coup de machette
05:02alors qu'il sortait de son club de foot
05:04parce que les deux gamins étaient en période de césure,
05:07enfin, je parle sous le contrôle de Béatrice Brugère,
05:09et que donc, en fait,
05:10ils savaient qu'ils allaient être sanctionnés,
05:12mais en fait, je ne sais pas,
05:12il y avait une espèce de période de latence
05:14dans laquelle, je ne sais pas à quoi,
05:15il faut qu'ils pensent sur la sanction
05:16à laquelle ils sont confrontés,
05:18mais qui fait que pendant cette période,
05:19où, en plus, ils ne devaient pas se voir
05:21et ils ne devaient pas se parler,
05:22eh bien, ils habitaient dans la même résidence,
05:24ils se sont vus, ils se sont parlés
05:26et ils ont assassiné ce gamin à coup de machette.
05:28Donc, moi, j'attends de voir,
05:30et là, je ne suis pas aussi compétente que Mme Brugère,
05:34c'est-à-dire que,
05:34est-ce qu'au fond, la réforme attale va fonctionner ?
05:37Est-ce qu'il va se passer quelque chose ?
05:39Est-ce qu'on va passer à une autre philosophie de la loi ?
05:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui, au fond,
05:43la justice pour les mineurs,
05:44elle était faite presque pour défendre les délinquants
05:46dans le sens d'une réinsertion.
05:49à la hauteur de ce qu'ils sont dans leur dangerosité, en fait.
05:53Vous nous rappelez en trois mots
05:53ce qu'on appelle la réforme attale ?
05:55Enfin, ce qu'on attend de la réforme attale ?
05:56La réforme attale, c'était justement de...
05:57Écoutez, je pense que c'est mieux que ce soit Béatrice
05:59qui en parle,
06:00parce que je pense qu'autant avoir la magistrate
06:03qui sera meilleure que moi.
06:04Quand je serai président,
06:05peut-être que je serai magistrate.
06:08Alors, la réforme attale,
06:11j'allais dire quelle version ?
06:12En vrai...
06:14C'est du le coré maintenant,
06:15c'est ça que vous voulez dire.
06:16C'est ça, quelle version ?
06:17Parce qu'en fait,
06:18quand M. Attal était Premier ministre,
06:22il s'est inspiré de réformes que nous portions,
06:24et je vous remercie de les rapporter,
06:25à savoir que la justice des mineurs
06:27pour les mineurs ultra-violents,
06:30c'est-à-dire la cible de notre sujet aujourd'hui,
06:32qui porte des armes, qui agresse,
06:34vous avez vu que d'ailleurs,
06:35ce qui est intéressant dans ce rapport,
06:37ça va, à contrario de la petite musique qu'on entend,
06:40que la violence des mineurs n'augmente pas vraiment,
06:44ce rapport a au moins cet intérêt
06:46de dire qu'au contraire,
06:48les mineurs, sur certains crimes et délits,
06:51sont surréprésentés,
06:52notamment quand ils portent des armes,
06:53je ferme la parenthèse,
06:54parce que c'est toujours intéressant de le rappeler.
06:56Et les multirécidivistes sont majeurs.
06:58Donc, c'est la raison pour laquelle nous,
07:00on s'était interrogés,
07:01pour cette ultra-minorité,
07:03mais ultra-réitérante,
07:06et ultra-nocive,
07:07puisque n'oublions jamais
07:08que les premières victimes des mineurs,
07:10ce sont d'autres mineurs,
07:11et on le voit.
07:12Donc, ce sont d'autres enfants
07:15qui ont le même âge
07:16et qui sont victimes
07:16et qui sont mortes.
07:18Nous, on avait dit,
07:19il y a un trou dans la raquette.
07:21La justice des mineurs,
07:22elle est à contre-temps
07:23et elle a contre-sens pour ces mineurs-là.
07:25Il faut aller très vite,
07:27il faut aller très fort
07:28pour justement protéger les autres,
07:31mais surtout leur faire prendre conscience.
07:33Et c'est ça qui est intéressant,
07:34et on s'est appuyé sur les travaux
07:36d'un pédopsychiatre
07:37qui connaît justement l'évolution
07:39et la psychologie qui est particulière des mineurs,
07:42qui est celle de mettre tout de suite une butée.
07:45Une butée, c'est-à-dire contenir,
07:47c'est-à-dire arrêter,
07:48c'est-à-dire poser des limites.
07:50L'éducation, c'est les fondements de l'éducation.
07:52Un mineur, ce n'est pas d'être répressif
07:53ou d'être laxiste,
07:54c'est de dire ça, c'est possible,
07:56ça, ce n'est pas possible.
07:57Si vous ne le dites pas tout de suite
07:59ou si vous le dites trop tard
08:00ou si vous le dites mal,
08:02il ne comprend pas.
08:04Donc, on est co-responsable.
08:05Donc, la justice des mineurs,
08:06si elle n'est pas capable de faire ça,
08:08elle est co-responsable de ce qui arrive.
08:09Et donc, on avait dit,
08:11il faut qu'on ait des procédures rapides
08:14qui stoppent,
08:15voire des ultra-courtes peines.
08:18Et moi, j'avais parlé...
08:19Vous me donnez un exemple d'ultra-courtes peines,
08:20c'est intéressant.
08:21C'est de 7...
08:22Alors, les ultra-courtes peines,
08:23on confond complètement dans le débat
08:25avec les courtes peines.
08:26Et alors là, on entend tout et n'importe quoi.
08:28Les ultra-courtes peines,
08:29c'est un peu le système nordique,
08:31les Allemands l'utilisent aussi,
08:32c'est 7 à 14 jours.
08:33Donc, ce n'est pas désocialisant.
08:35C'est ça qui est intéressant.
08:36Ils sont en taux, entre 7 et 14 jours ?
08:38Non, alors, il faut imaginer,
08:41évidemment, parce que ça n'existe pas en France.
08:43Donc, il faut avoir une vraie politique
08:44derrière de construction adaptée.
08:46C'est ce qu'on avait essayé,
08:48j'allais dire, d'imaginer.
08:50C'est-à-dire, ce n'est pas des prisons,
08:51mais en tout cas des centres fermés
08:52qui ressemblent à des prisons
08:54où là, on dit aux mineurs,
08:55ce que tu as fait, c'est très grave
08:57parce qu'on ne touche pas au corps
08:59et à l'intégrité de l'autre.
09:00Et en plus, il y a une arme.
09:01Donc, ce n'est pas juste,
09:02tu rentres chez toi
09:03et on t'interdit de sortir
09:05ou de voir un tel, etc.
09:06Ce qui se passe,
09:07et on se revoit dans 6 mois,
09:08dans le meilleur des cas.
09:09C'est ce qui se passe aujourd'hui.
09:11Donc, évidemment, le mineur,
09:12qu'est-ce qu'il a ?
09:12Il a le sentiment qu'il ne s'est rien passé.
09:14Il a le sentiment,
09:15qu'il est une réalité d'impunité.
09:20Ça ne veut pas dire que la justice ne se passe pas.
09:21Ça veut dire qu'elle passe trop tard et mal.
09:24Et dans ce laps de temps,
09:25et c'est ce qu'on a vu avec aussi le dossier d'Elias
09:27que vous avez cité,
09:28mais d'autres dossiers,
09:29il réitère.
09:31Parce qu'en fait,
09:31le rapport au temps d'un mineur,
09:33il est dans l'impulsivité,
09:34et il est dans la sanction immédiate.
09:36Sinon, il ne comprend pas.
09:37Si vous voulez, mon avis,
09:37pas que les mineurs.
09:38Mais le seul problème,
09:40c'est que je suis désolé.
09:40Mais encore plus les mineurs.
09:41Je veux surtout,
09:42enfin, pardonnez-moi,
09:43mais j'ai l'impression
09:44que cette très bonne analyse
09:46que vous nous proposez,
09:47je l'entends quand même
09:48depuis une petite trentaine d'années.
09:49C'est-à-dire,
09:50il faut qu'il y ait tout de suite
09:50la réponse derrière.
09:51Sauf que les ultra-courtes peines,
09:53ça n'a jamais existé.
09:54Et nous, on s'est inspiré,
09:55justement,
09:55des pays nordiques
09:56pour dire, regardez,
09:57ça marche dans les pays nordiques.
09:58Et le pédopsychiatre,
09:59Maurice Berger,
10:00dit, il faut absolument le faire,
10:02c'est très important.
10:03Donc, on avait dit,
10:04forme de comparation immédiate,
10:05rapide,
10:06ultra-courte peines, etc.
10:09La proposition Attal,
10:10dans sa dernière version,
10:12est tellement elle du Corée
10:13qu'on cherche nos petits.
10:15On vous redonne la...
10:15Oui.
10:16Non, mais vous voyez,
10:16c'est quand même,
10:17ça paraît du bon sens.
10:18Pardonnez-moi, je vous frustre.
10:19Oui, pardon.
10:20Cours,
10:21et je vous redonne l'appareil.
10:22Juste,
10:23vous avez un enfant,
10:24vous avez un enfant,
10:25vous aussi.
10:26Quand il faisait une bêtise,
10:27il avait la punition tout de suite.
10:29Pas six mois après.
10:30C'est tout,
10:30c'est pas plus compliqué que ça,
10:31c'est facile à comprendre.
10:32Je suis pas sûr d'être un exemple.
10:37RTL,
10:38on refait le monde.
10:40Avec Yves Calvi.
10:42RTL,
10:42s'informer ensemble.
10:45Il est 19h30.
10:47RTL Soir,
10:48on refait le monde.
10:49Avec Yves Calvi.
10:50On retrouve Yoren Trits
10:51pour les titres de l'actualité.
10:53Cet été,
10:54vous ne pourrez plus fumer
10:55dans les parcs,
10:55sur les plages,
10:56ni aux abords des écoles,
10:58annonce de la ministre de la Santé
10:59à Ouest France tout à l'heure.
11:01Il faudra donc ranger vos paquets
11:02de cigarettes dans ces zones
11:03fréquentées par les mineurs
11:04à partir du 1er juillet.
11:07Vers un cessez-le-feu à Gaza,
11:08Israël a accepté la proposition
11:10des Américains
11:10pour un arrêt des combats.
11:12Ne manque plus que l'accord du Hamas
11:13qui étudie cette même proposition actuellement.
11:16Gaza,
11:16où selon les autorités,
11:17le dernier hôpital encore en activité
11:19est évacué de force actuellement
11:21par l'armée israélienne.
11:23Roland Garros,
11:23du tennis et les pleurs
11:24pour Richard Gasquet,
11:25la joie pour Arthur Fils.
11:26Le premier a dit adieu au tennis
11:28après sa défaite
11:28contre le numéro 1 mondial,
11:30Yannick Siner.
11:31Arthur Fils s'est lui qualifié
11:32pour le troisième tour
11:33après un combat en 5-7.
11:34Mais il y a encore
11:35des Français actuellement
11:36sur les cours.
11:37Corentin Moutet
11:37face à Novak Djokovic.
11:39Et la partie a plutôt mal débuté,
11:40Jean-Michel Rascol.
11:42Effectivement,
11:42puisque c'est le Serbe
11:43qui a remporté
11:44les deux premières manches,
11:466-3, 6-2.
11:47Et il sert en ce moment même
11:48Novak Djokovic
11:49pour égaliser
11:50à un jeu partout
11:51dans la troisième manche.
11:53Il y aura tout à l'heure
11:53un Français,
11:54même un big match
11:55entre Jack Draper,
11:56l'Américain,
11:57et Gaël Monfils.
11:58Match en night session
11:59à 20h15,
12:00pas avant 20h15,
12:01du grand tennis
12:02en perspective.
12:03Et on suivra bien sûr
12:04tout ça.
12:04Merci Jean-Michel Rascol,
12:05toute l'actualité.
12:06Roland Garros
12:06sur RTL
12:07et RTL.fr.
12:08Johan Trits,
12:09on vous retrouve
12:09pour d'autres informations
12:10à 20h avec le journal.
12:13Yves Calvi jusqu'à 20h.
12:15On refait le monde
12:16sur RTL.
12:17Comment lutter
12:18contre la multiplication
12:19des attaques au couteau
12:20chez les jeunes
12:21et à la violence
12:22d'une façon plus générale ?
12:23Nous allons continuer
12:24de débattre
12:24avec nos invités.
12:26Le rapport en tout cas
12:27auquel nous faisions allusion
12:29en début d'émission,
12:31mais particulièrement
12:31l'action sur l'emploi
12:32d'armes blanches
12:33et préconise d'interdire
12:34la vente de couteaux,
12:36en particulier
12:36ce qu'on appelle
12:37les armes zombies.
12:38Qu'est-ce que c'est
12:38que ces armes ?
12:39Est-ce qu'on se les procure
12:40facilement,
12:41Jean-Christophe Couvier ?
12:42Expliquez-nous.
12:44Une arme zombie,
12:45c'est une machette zombie.
12:46C'est un couteau
12:47d'une lame
12:48de 40 cm
12:49avec des scies
12:50sur le dessus.
12:52Effectivement,
12:52vous pouvez vous le procurer
12:53via Internet
12:54ou dans certaines boutiques
12:55ou alors vous le faire acheter
12:56par des adultes.
12:59En fait,
12:59ce qu'il faut effectivement
13:00si vous voulez lutter
13:01contre la violence
13:02des jeunes,
13:03déjà,
13:03il faut leur limiter
13:04l'offre
13:05des moyens violents.
13:06Il faut limiter
13:07l'accès aux armes blanches.
13:08Alors,
13:08on sait très bien
13:08que le délinquant
13:10détourne toujours,
13:11prendra un cutter
13:12ou un tournevis
13:13ou il ne achète.
13:14Mais au moins,
13:15déjà,
13:15on accepte ça.
13:17Ce rapport a le mérite,
13:19même si je le trouve
13:20un peu light,
13:21il a quand même
13:21le mérite
13:22de poser les choses
13:23et d'alerter.
13:24Aujourd'hui,
13:24si vous voulez,
13:25souvent,
13:25les politiques se concentrent
13:26sur les conséquences
13:27au lieu de traiter les causes.
13:28Et c'est ça,
13:29nous,
13:29qu'on voit sur le terrain.
13:30Voilà.
13:31La violence,
13:32vous savez,
13:32c'est un peu,
13:32enfin,
13:33je dis des fois
13:33que c'est un peu
13:33la politique des suricates.
13:38On essaie de répondre
13:39et hop,
13:39on rentre dans son trou.
13:40Mais en fait,
13:41la société souffre de ça.
13:42Et on voit aujourd'hui
13:43qu'il y a beaucoup de gamins
13:44à la dérive.
13:45Et cette combinaison de violence,
13:47c'est une combinaison
13:48à la fois culturelle,
13:49environnementale
13:50et liée à des expériences négatives.
13:52Il faudrait vraiment
13:53faire une étude scientifique
13:54sur ces enfants
13:55qui dérivent dans la violence
13:57et savoir qui ils sont,
13:58d'où ils viennent
13:58et comment on peut traiter ce mal.
14:00Mais Isabelle Saporta,
14:01vous pensez qu'objectivement,
14:02on manque d'informations,
14:03de compréhensions.
14:04J'ai envie de vous dire,
14:05ce n'est pas les xe analyses
14:07sociologiques qui vont nous permettre
14:08de mettre un frein
14:09à la violence des ados.
14:11Moi, vous savez,
14:11quand je l'ai lu ce rapport,
14:13j'ai eu envie de me pendre,
14:14en fait.
14:14Parce que première préconisation,
14:17c'était de lancer
14:18une étude pluridisciplinaire.
14:21Deuxième recommandation,
14:24c'était de faire un observatoire.
14:25Donc, je suis ravie
14:25parce qu'on a déjà
14:261000 agences,
14:27donc 1000 comités théodules
14:28qui nous coûtent
14:2880 milliards par an.
14:29Donc, on va faire
14:30un mille et unième.
14:31Je me réjouis.
14:32Troisième préconisation,
14:33c'est faire une autre étude
14:34dont je ne sais pas
14:35en quoi elle différera
14:36de la première.
14:37Après, comme on le disait
14:38avec Béatrice Brougère,
14:39on apprend qu'effectivement,
14:41ils veulent faire absolument
14:41des conseils de discipline.
14:43Bah, oui.
14:43Enfin, quand un gamin
14:44avec une arme,
14:45heureusement qu'il y a
14:45un conseil de discipline.
14:47Vous voyez, je vais dire,
14:48moi, les bras m'en tombent.
14:49Après, ils vont tomber
14:49sur quoi ?
14:50Sur les interdictions.
14:51Donc, monsieur a tout à fait raison.
14:52C'est formidable,
14:53les interdictions.
14:54J'écoutais madame la députée
14:56ce midi chez nous
14:58qui disait,
14:59on lui disait,
14:59non mais quand même,
15:00chez Amazon, là,
15:01il va y avoir
15:02ces machettes zombies.
15:04On fait comment ?
15:04On est ventre,
15:07non, non, on va entrer
15:08en dialogue.
15:09On va entrer en dialogue
15:10avec les plateformes.
15:11Non mais, je vous le dis,
15:12je veux dire,
15:13il y a un moment...
15:13Vous citez Naïma Moutchou,
15:14qui est le rappel
15:15vice-présidente de l'Assemblée nationale.
15:16Et sur les vidéosurveillances
15:18où là, tu dis,
15:19punaise,
15:19il va peut-être se passer un truc,
15:20vidéosurveillance
15:21devant les écoles,
15:22dedans.
15:23Elle dit, non,
15:23il ne faut pas faire une fixette
15:24sur cette proposition
15:25qui était la seule
15:26dont on avait l'impression
15:27qu'il allait se passer quelque chose.
15:28Donc, je ne sais pas quoi vous dire.
15:29En fait, je ne sais même pas
15:30pourquoi ils vont dans les médias
15:37Gardesso,
15:37qui s'appelle Gérald Darmanin.
15:39Ah bah, vous aurez remarqué
15:40qu'il serait silencieux.
15:41Mais je ne comprends pas
15:42plutôt que s'occuper
15:42du Bagnacayenne,
15:43pourquoi il n'est pas là
15:44jour et nuit
15:45sur toutes ses propositions magistrales
15:47et qu'il ne les met pas en œuvre.
15:48Réjouissons-nous.
15:50Gérald, si tu nous entends,
15:52je ne sais pas quoi vous dire.
15:53Léatrice Brugère,
15:54si vous avez envie
15:55de vous adresser
15:55à votre ministre.
15:57Écoutez, je ne sais pas
15:58s'il m'entend,
15:59mais j'espère
15:59qu'il va m'écouter.
16:02Oui, alors là,
16:03je pense qu'en effet,
16:05Isabelle Saporta
16:07avec ses mots
16:07et sa conviction
16:09qui est très juste,
16:10c'est un sujet justice,
16:12c'est un sujet
16:13éducation nationale,
16:14c'est un sujet
16:15de société, bien sûr,
16:16mais on a un rôle
16:17très important.
16:18Ça, c'est clair.
16:20Il y a des préconisations
16:21qui sont intéressantes
16:22et tant mieux
16:23qu'elles soient là.
16:24La seule question,
16:25c'est comment
16:25ce n'est pas encore
16:26mis en place.
16:26C'est sûr.
16:27Donc, je pense
16:28qu'il faut aller assez loin
16:29et il faut qu'on fasse
16:30un bilan lucide
16:33et pas un bilan idéologique
16:35ou stéréotypé
16:37de ce que nous,
16:38on sait faire
16:38ou on ne sait pas faire
16:39dans la justice.
16:41Parce qu'on s'aperçoit
16:42quand même
16:42que tous ces mineurs
16:43passent à l'acte.
16:45C'est-à-dire
16:46que ce n'est pas simplement...
16:47On est sur
16:47de l'infraction pénale grave
16:49avec des morts,
16:51avec des blessés
16:52et qu'on ne peut pas
16:53se contenter
16:53de faire des statistiques
16:54ou de dire
16:55« Ah oui, ça augmente,
16:56c'est terrible,
16:57c'est affreux. »
16:59Moi, je ne parle pas
16:59de fait divers
17:00parce que quand un enfant meurt,
17:02pour moi,
17:02ce n'est pas un fait divers,
17:04c'est un crime.
17:05Donc, par respect,
17:06ne serait-ce que pour la famille.
17:08Et je pense que nous,
17:09on a une responsabilité
17:10et en effet,
17:11je pense que la justice
17:12doit s'en emparer,
17:13peut-être compléter,
17:15aller plus loin
17:15et faire aussi
17:16un examen de conscience.
17:18En tout cas,
17:18notre syndicat le pousse
17:20puisque nous n'avons pas peur
17:22de dire qu'aujourd'hui,
17:23la justice,
17:24sur ces mineurs-là,
17:26est à contre-temps,
17:27est à contre-sens
17:28et n'est pas assez sévère
17:29pour justement
17:31pouvoir freiner
17:32une escalade
17:33dans la violence.
17:34Parce qu'en fait,
17:34un mineur,
17:36si vous le freinez tout de suite,
17:37si vous lui expliquez,
17:38si vous le prenez en charge,
17:39il n'y a pas de raison
17:40qu'il ne revienne pas
17:40dans le droit chemin.
17:41Il n'y a pas de raison.
17:42Donc, c'est dès le départ
17:44qu'il faut mettre le maximum.
17:46Après, c'est trop tard.
17:47Après, c'est trop tard.
17:48Quand vous avez des mineurs
17:49qui ont déjà
17:4910 mentions,
17:5115 mentions.
17:51Je vous donne un exemple.
17:52L'affaire Amra,
17:53je ne sais pas si vous savez,
17:55vous vous souvenez
17:55qui a défrayé la chronique
17:56puisque c'est un carville,
17:58etc.
17:59Quand on regarde son parcours,
18:01mais il s'en est un
18:01parmi tant d'autres.
18:03En fait,
18:03on s'aperçoit
18:04qu'il a commencé
18:04très très jeune.
18:06Vers 10-12 ans,
18:07il a commencé.
18:08Il avait déjà
18:09je ne sais combien
18:10de passages
18:10devant la justice des mineurs.
18:12Et en fait,
18:13on voit que c'est plutôt
18:14une progressivité
18:15dans la délinquance.
18:16Vous nous dites
18:17qu'on ne lui a jamais dit
18:17stop avec assez de fermeté
18:19pour qu'il puisse l'entendre.
18:19En tout cas,
18:20quand on lui a dit stop,
18:21ça n'a pas marché.
18:22Donc, il faut se poser la question
18:23pourquoi ça ne marche pas.
18:25Isabelle Saporta.
18:26Moi,
18:27si vous voulez,
18:28je n'arrive pas à comprendre
18:29comment on ne passe pas
18:30la surmultiplier
18:31sur ces questions-là.
18:32Vous avez raison.
18:33Aujourd'hui,
18:33j'ai l'impression
18:33qu'on compte nos morts,
18:34en fait.
18:35Qu'on passe
18:36d'une histoire dramatique
18:38à une autre histoire dramatique
18:39d'Elias
18:40à la jeune fille de Nantes
18:41qui, effectivement,
18:42a suscité ce rapport.
18:44Que quand on...
18:45En fait,
18:46on se retrouve devant
18:47ces situations dramatiques,
18:48en fait,
18:48pour beauté en touche.
18:49Et pardonnez-moi de dire ça
18:50parce que je pense aux parents
18:51qui nous écoutent peut-être ce soir
18:52et à qui ça doit tordre le cœur.
18:55Eh bien,
18:56en fait,
18:56on commandite un rapport.
18:58Une fois qu'on a commandité un rapport,
19:00on fait une agence,
19:01on fait un observatoire.
19:02Et entre-temps,
19:03et moi,
19:03je vous dis ça à vous,
19:05Béatrice Brugère,
19:05je pense que c'est pire pour vous
19:07que pour nous tous.
19:08C'est-à-dire,
19:08entre-temps,
19:09vous,
19:09vous avez des réformes
19:10que vous avez portées,
19:11des ministres successifs
19:13que vous êtes allés voir
19:14en leur disant
19:14c'est comme ça qu'il faut faire.
19:16On discutait avant
19:17de faire cette émission,
19:18vous me disiez
19:18que vous aviez été
19:19voir ce qui se faisait
19:20effectivement en Allemagne,
19:21au Danemark,
19:22où on isole les gamins
19:23dès leur plus tendre enfance
19:25parce qu'en fait,
19:25ce n'est pas l'adolescence
19:26qu'il faut attendre,
19:27c'est dès la plus tendre enfance
19:28pour les réinsérer.
19:29Vous voyez les choses qui marchent,
19:30vous allez voir les politiques
19:32et il ne se passe rien.
19:33Donc moi,
19:33je suis ravie
19:34que tous ces politiques
19:35viennent dans les médias
19:36pour dire
19:36écoutez,
19:37voilà,
19:37on a fait un super rapport
19:38et fasse la tour des popotes.
19:40Maintenant,
19:40ce qu'on voudrait,
19:40c'est qu'ils fassent.
19:41Vous voyez,
19:42je l'entendais sur notre antenne,
19:43elle disait
19:44j'en ai assez du populisme,
19:46stop le populisme.
19:47Pour qu'il n'y ait pas de populisme,
19:48il faut que les choses se fassent en fait.
19:50Oui,
19:50il faut qu'il y ait de l'action.
19:50Il faut qu'il y ait de l'action en fait
19:52parce que si vous voulez,
19:52en fait,
19:53ces rapports qui s'accumulent
19:54et qui ne servent à rien
19:55nourrissent le populisme.
19:57Alors,
19:57on va marquer une nouvelle pause
19:58dans cette émission.
20:00Je salue ma camarade,
20:01Jérôme Saporta,
20:02qui avait un engagement ce soir
20:04et qu'on espère retrouver.
20:05Vous serez là demain matin tout à l'heure.
20:06Oui !
20:06Voilà.
20:07Vous vous rappelez l'horaire s'il vous plaît ?
20:096h42.
20:10Ah,
20:1042 ?
20:11Moi, j'ai dit 41 tout à l'heure.
20:1142 parce que des fois,
20:12c'est 40 pour.
20:14Ah, demain matin,
20:15Jérôme Saporta.
20:16Merci.
20:16On poursuit notre débat.
20:17Comment lutter contre la multiplication
20:19des attaques au couteau
20:20chez les jeunes
20:20qui, d'une façon plus générale,
20:22a la violence qui les concerne ?
20:23Yves Calvi,
20:25on refait le monde sur RTL.
20:27RTL Soir,
20:29on refait le monde
20:30avec Yves Calvi.
20:31Nous refaisons le monde ce soir
20:32autour de ce rapport
20:33sur la violence des mineurs
20:34remis hier au Premier ministre
20:36François Bérou.
20:37Ce rapport préconise aussi
20:38une protection renforcée
20:39des établissements scolaires,
20:40notamment en déployant
20:41de façon systématique
20:43la vidéoprotection
20:44à l'entrée des établissements.
20:45Écoutez ce qu'on disait ce matin
20:46sur notre antenne.
20:47Gérard Hens,
20:47qui est proviseur
20:48et membre de l'exécutif national
20:50du SNDPEN,
20:52UNSA.
20:52Vous aurez compris
20:53qu'il s'agit
20:53de la structure
20:55qui rassemble
20:56un certain nombre
20:57de nos professeurs.
20:59Un élève qui souhaite,
21:00par exemple,
21:00introduire une arme blanche
21:01dans un établissement
21:02peut l'introduire
21:04par le biais
21:04d'un complice
21:05à un autre endroit
21:06de l'établissement scolaire
21:07à travers le grillage.
21:09Et deuxièmement,
21:10la question
21:10de la vidéosurveillance
21:12nécessite aussi
21:13de savoir
21:13qui va se mettre
21:13derrière la caméra
21:14pour faire les vérifications
21:15et les surveillances.
21:16Alors, on se tourne vers vous,
21:18Hortense Crépin.
21:18Vous êtes notre spécialiste
21:19éducation ici à RTL
21:21et vous vous rendez régulièrement
21:22dans des collèges,
21:23des lycées
21:24où vous côtoyez
21:25des chefs d'établissement.
21:26Cette mesure
21:27qui consisterait
21:27à rendre obligatoire
21:28la vidéosurveillance,
21:30est-elle applicable
21:30et que vous disent
21:31les chefs d'établissement ?
21:32Déjà, ce serait,
21:33oui, applicable
21:34sous, évidemment,
21:35différentes autorisations
21:37à faire
21:38au niveau de l'acnil.
21:39Vous savez,
21:40l'informatique liberté,
21:40tout ce qui est droit personnel.
21:43Mais oui,
21:43ce serait faisable.
21:45Mais déjà,
21:45ça a un prix.
21:46Une caméra,
21:46c'est entre 10 et 20 000 euros.
21:49Donc,
21:49il faudrait demander
21:49aux collectivités
21:50de les mettre en oeuvre.
21:51Et puis,
21:51est-ce que ce serait efficace
21:53ou pas ?
21:54Vous venez de l'entendre.
21:54Un élève peut totalement
21:56introduire un couteau
21:58de différentes façons.
21:59Et puis,
21:59une caméra de surveillance,
22:00si le couteau est dans
22:00votre sac à dos,
22:01elle ne va pas le trouver.
22:03Un autre exemple
22:04que me donnent parfois
22:05des enseignants,
22:06c'est le parking des profs.
22:07Le parking des profs
22:08très pratique
22:08pour pénétrer
22:09dans l'établissement
22:10sans avoir à passer
22:11devant les surveillants
22:12et pour pouvoir entrer
22:13avec ce dont vous avez envie.
22:15Donc,
22:16oui,
22:17c'est faisable.
22:18Oui,
22:18peut-être que ça pourrait aider.
22:20Mais est-ce que ce sera nécessaire ?
22:22Est-ce que ça permettra
22:23de lutter
22:24contre tout ce qu'on vient
22:25d'exposer à l'instant ?
22:27On ne sait pas encore.
22:28Justement,
22:28parmi les propositions
22:29que vous avez lues
22:30dans ce rapport,
22:31lesquelles sont vraiment
22:31pertinentes
22:32et applicables selon vous ?
22:34Il y a notamment
22:35le fait de déployer
22:35un réseau de sécurité
22:37dans les sites sensibles.
22:38C'est ce qui est noté.
22:39Je le lis mot pour mot
22:40dans le rapport.
22:41Un réseau de sécurité
22:42dans un site sensibles.
22:42Alors,
22:43ça c'est la grande question.
22:44Mais par contre,
22:44il cite notamment
22:45les EMS
22:46et les équipes mobiles
22:47de sécurité.
22:47Je vous explique assez rapidement.
22:48Moi,
22:48j'avais pu en suivre
22:49dans l'académie de Créteil.
22:51Ce sont des sortes
22:53de surveillants
22:54de l'éducation nationale
22:55qui sont déployés
22:55à la demande
22:57de certains chefs d'établissement
22:58dans certains établissements
23:00quand c'est nécessaire.
23:01Quand il y a,
23:01par exemple,
23:01des tensions,
23:04j'aimerais bien avoir
23:05ces EMS,
23:05ces équipes mobiles
23:06de sécurité
23:07qui vont être présentes.
23:08Et alors,
23:08ils ne sont pas assimilés
23:09à la police.
23:11Et donc,
23:11certains élèves,
23:12et c'est ce que me disait...
23:13Ils ne sont pas en tenue ?
23:14Non,
23:14alors ils sont en tenue,
23:15mais c'est écrit EMS pour eux.
23:16Moi,
23:16j'ai bon de mes policiers,
23:18s'ils viennent en tenue,
23:18ça me va.
23:19Alors,
23:19ce que me disaient
23:20les EMS
23:20que j'ai pu rencontrer,
23:21c'est que les élèves
23:22se confient parfois
23:24plus facilement à eux
23:25et notamment de dire,
23:26vous savez,
23:26il va y avoir une bagarre
23:28qui est prévue vers 16h.
23:29Donc,
23:29nous,
23:29on va pouvoir peut-être
23:30déployer et savoir en amont
23:31qu'il y a sa première mesure
23:32qui peut potentiellement être donne.
23:34Ensuite,
23:34il y a la prévention,
23:35ça c'est ce que beaucoup
23:36d'enseignants souhaitent,
23:37prévention avec des campagnes
23:38d'information.
23:39Une enseignante qui me disait,
23:40il y a une vraie méconnaissance
23:41du couteau,
23:41c'est-à-dire qu'un couteau,
23:43on en a tous chez nous
23:44dans la cuisine.
23:45Donc,
23:45en fait,
23:45c'est un objet
23:45qu'on a autour de nous
23:46et il y a une sorte
23:47de méconnaissance
23:47du fait que le couteau
23:49peut devenir,
23:49en fait,
23:50une véritable arme
23:51pour les élèves
23:52et ça,
23:52c'est ce que réclament
23:53pas mal d'enseignants
23:54et puis des élèves
23:56de la part de se rendre compte
23:58que ça peut totalement
23:58devenir en fait une arme
24:00et d'une jeunesse
24:01qui en fait n'a pas vraiment
24:02conscience et connaissance
24:03du fait que ça peut devenir
24:05une arme
24:05et qu'on en a partout
24:06et qu'on peut en avoir.
24:08Comment réagissez-vous
24:09à tout ce que vient
24:09de nous expliquer
24:10Hortense Crépin,
24:11Jean-Christophe Couvill ?
24:13Alors,
24:14effectivement,
24:15la prévention,
24:15c'est très important.
24:16On a toujours deux gens,
24:17prévention, répression
24:18et l'un ne va pas sans l'autre.
24:20En ce qui concerne
24:21les caméras,
24:23alors aujourd'hui,
24:23j'ai écouté quelque chose,
24:24votre collègue est parti
24:26et les bras lui tombés,
24:27moi c'est pareil.
24:28Aujourd'hui,
24:28la CNIL a demandé,
24:29par exemple,
24:30à la mairie de Nice
24:31de débrancher toutes les caméras
24:32qui sont devant
24:33les lycées et collèges
24:34parce que, justement,
24:36c'était une atteinte
24:37à la liberté individuelle.
24:38Donc, vous voyez,
24:38on est un peu schizophrène en France.
24:40C'est-à-dire qu'on fait un rapport
24:41où on demande, justement,
24:42à protéger un peu plus
24:43les établissements scolaires
24:45et de l'autre côté,
24:47on a la CNIL
24:47qui nous dit
24:48qu'il ne faut pas le faire
24:48parce que, justement,
24:49c'est une atteinte à la liberté.
24:51Alors, en fait,
24:51il va falloir, à un moment donné,
24:52encore une fois,
24:53que les législateurs légifèrent
24:54ou alors trouver une solution.
24:56Mais voilà,
24:57en fait,
24:57on a trop de retard
24:59et la délinquance
25:00et les gamins,
25:01eux,
25:02ils n'ont pas cette attente-là.
25:03Et aujourd'hui,
25:04effectivement,
25:05on voit bien
25:05les couteaux,
25:07les règlements de comptes.
25:08On a des,
25:09par exemple,
25:09à Paris,
25:10on a des sections spécialisées
25:12sur les bandes,
25:13sur l'étude des bandes.
25:13Donc, en fait,
25:14on arrive à être proactifs,
25:16on arrive à suivre
25:16les réseaux sociaux
25:17et on arrive à intervenir
25:19et à prévoir.
25:20Et à anticiper,
25:20si j'ai bien compris.
25:22C'est ça, en fait.
25:23Il faut s'attaquer
25:23à la racine anticipée.
25:24Mais une fois qu'on a
25:25ciblé ces gamins
25:27et qu'on les connaît,
25:28là,
25:29c'est le rôle de la justice
25:30d'arriver
25:30et justement
25:31de sanctionner.
25:32Voilà.
25:33Et en fait,
25:33la police,
25:34souvent,
25:34elle a fait son boulot
25:35et quand on a des affaires
25:37comme récemment,
25:39malheureusement,
25:40on a des enfants
25:41qui décèdent,
25:42on se rend compte
25:43que les auteurs
25:43étaient déjà connus,
25:44avaient déjà été interpellés,
25:45il y avait déjà une histoire.
25:46Et en fait,
25:47ces délinquants,
25:48comme disait
25:48Béatrice Brugère,
25:50ils ont choisi,
25:50à un moment donné,
25:51la délinquance
25:52et personne ne les a arrêtés.
25:53Donc, en fait,
25:53ce n'est pas une fatalité,
25:54la violence.
25:55On arrive à lutter,
25:56par exemple,
25:56vous savez,
25:57il y a 1 000 homicides
25:58par an en France,
25:59il y a 9 000 morts
26:00par suicide,
26:0112 000 par cancer du sein.
26:02Donc, en fait,
26:02quand on s'attache
26:03vraiment à lutter
26:04contre, par exemple,
26:06le suicide
26:06ou la lutte
26:07contre le cancer,
26:08on y arrive
26:09parce qu'on y met
26:09des moyens
26:10et de la volonté.
26:11Eh bien,
26:12je pense que sur la violence,
26:13c'est la même chose.
26:14Mais à un moment donné,
26:14il faut se réveiller,
26:15effectivement,
26:15réveiller les consciences
26:16et s'attaquer à cette racine
26:17et ce problème.
26:18Bon, j'imagine
26:19que vous êtes sur la même ligne,
26:20Béatrice Brugère.
26:21Oui, juste sur les caméras,
26:22ce qui est intéressant,
26:25outre l'arbitrage
26:26qu'il faudra faire
26:27de deux droits...
26:27On doit mettre une caméra,
26:28on a l'impression...
26:29De deux droits constitutionnels
26:30qui est celui...
26:31On parle de mineurs aussi,
26:31donc c'est vrai que c'est ça
26:32que ce sera peut-être plus difficile...
26:33Oui, mais je pense qu'il va falloir
26:36sortir de tous ces carcans
26:37à un moment donné
26:38parce qu'en fait,
26:38il faut arbitrer
26:39entre deux droits constitutionnels,
26:41le droit à la sécurité,
26:42le droit à la protection
26:43et le droit
26:44et les libertés publiques.
26:45Donc, après,
26:46ce sont des choix de société.
26:48Ceci dit, par contre,
26:49ce qui est intéressant
26:50dans les caméras,
26:51il ne faut pas l'oublier,
26:52c'est qu'aussi,
26:53ça permet d'accélérer
26:55les enquêtes.
26:56Bien sûr.
26:58Il y a ceux
26:58qui critiquent les caméras,
26:59sauf qu'en attendant,
27:00une exploitation des caméras
27:02permet d'avoir des preuves
27:03sur des choses
27:04où on n'en a pas.
27:05Et puis,
27:05c'est toujours préventif.
27:06Quant à ce que vient de dire
27:07M. Couville,
27:08je suis tout à fait d'accord.
27:09Comment peut-on dire
27:10que c'est toujours préventif ?
27:11Quand on sait qu'il y en a.
27:13Quand vous savez
27:14que vous êtes filmé.
27:15En fait,
27:16si, par exemple,
27:17les élèves savent
27:18qu'ils sont filmés,
27:19il y a un côté préventif.
27:20En fait,
27:20c'est quand on ne sait pas
27:21qu'on est filmé
27:22que ce n'est pas préventif.
27:23Bien sûr, oui.
27:23Oui, oui.
27:24Voilà.
27:25Mais sur la prévention,
27:26bien sûr,
27:27il va falloir au maximum
27:28expliquer
27:29puisqu'en fait,
27:30on s'aperçoit,
27:31et là,
27:31je suis assez d'accord,
27:32mais qu'il y a
27:34une telle banalisation
27:35de la violence
27:36chez les mineurs,
27:37en tout cas,
27:38chez certains mineurs
27:38parce que je n'aime pas
27:39les généralités,
27:41et une telle absence
27:42d'empathie,
27:43parce que décrit très bien
27:44le pédopsychiatre
27:45qui dit qu'en fait,
27:46vous avez des mineurs
27:47qui tuent,
27:48ça ne leur fait rien.
27:49Je ne sais pas
27:49si vous imaginez
27:50quel niveau on en est arrivé,
27:52qu'en effet,
27:53il va falloir déployer
27:54dans les écoles
27:55des véritables mesures
27:57de prévention
27:58qui soient des vraies
28:00mesures de prévention
28:00qui disent,
28:01attention,
28:02avoir une arme,
28:03vous encourrez ça,
28:04etc.
28:04Mais il faut que
28:05toute la chaîne suive,
28:06c'est-à-dire que
28:07si la prévention
28:07n'est pas suivie derrière
28:09de vraies sanctions,
28:10elle ne fonctionne pas.
28:11Nous allons parler
28:12de la santé mentale
28:13de nos adolescents aussi
28:14dans quelques instants.
28:16Jusqu'à 20h,
28:17Yves Calvi
28:18refait le monde
28:19sur RTL.
28:24RTL Soir,
28:24on refait le monde
28:26avec Yves Calvi.
28:27Comment lutter
28:28contre la multiplication
28:29des violences,
28:30notamment au couteau
28:31chez les jeunes,
28:32mais d'une façon
28:32plus générale aussi
28:33dans leurs établissements
28:34scolaires ?
28:35Nous en débattons ce soir
28:36avec Béatrice Brugère
28:36qui est magistrate
28:37et secrétaire générale
28:38du syndicat
28:39Unité Magistrat,
28:40Jean-Christophe Couvi,
28:41secrétaire national
28:42du syndicat de police
28:43Unité
28:44et ma consoeur
28:45Hortense Crépin,
28:46spécialiste éducation
28:47d'RTL.
28:48On préconise parfois
28:49une pause numérique,
28:50autrement dit
28:51l'interdiction totale
28:52de l'utilisation
28:52des téléphones.
28:53Est-ce que ça fait
28:54l'objet d'un débat ?
28:55Est-ce que ça peut avancer ?
28:57Qu'en dire Hortense ?
28:58Alors c'est déjà expérimenté
29:00depuis la rentrée scolaire
29:01dans 200 collèges environ.
29:03La ministre de l'Éducation
29:04Elisabeth Borne
29:05a annoncé
29:05que ça allait être
29:06généralisé dans les collèges
29:08donc à la rentrée prochaine.
29:10Le principe,
29:11et il faut quand même
29:11le retenir,
29:12c'est que l'usage du téléphone
29:13il est déjà interdit
29:14à l'école et au collège
29:15depuis 2018.
29:17Donc là en fait on dit
29:18bon le principe
29:19de cette pause numérique
29:19c'est très simple
29:20vous arrivez au collège
29:21vous donnez votre portable
29:22on le met soit dans une pochette
29:23soit dans un casier
29:23et vous ne le récupérez que le soir.
29:25L'idée c'est aussi
29:26que vous pouvez être
29:27avec vos camarades
29:27parler,
29:28il y a moins d'isolement
29:29d'enfermement
29:30sur vous-même
29:31mais une fois que vous ressortez
29:32de l'établissement
29:33votre téléphone
29:34vous le reprenez ?
29:35Ce qui a été pas mal montré
29:36c'est que les élèves disent
29:36moi le soir je me rattrape
29:38en fait je passe plus de temps
29:39sur les réseaux sociaux
29:40je me couche plus tard aussi
29:42et voilà
29:43une fois que vous sortez
29:44de l'établissement
29:44vous retrouvez votre téléphone.
29:45Excusez-moi
29:46moi j'étais dans un lycée
29:47où on devait être
29:48à peu près 1000 élèves
29:49si on avait été 1000 à déposer
29:50alors à l'époque
29:51il n'y avait pas de portable
29:52si on devait être 1000
29:53à déposer notre téléphone
29:54pardonnez-moi
29:55mais ça prend un temps infini.
29:57Alors ça s'est organisé
29:58plutôt bien
29:58moi j'avais pu suivre
29:59une visite dans une école
30:00ça se passait plutôt bien
30:01mais alors les départements
30:02de France par contre
30:03n'étaient pas très contents
30:05parce qu'il faut quand même
30:05financer ces casiers
30:07ces pochettes
30:07les collèges
30:08responsabilités des départements
30:10donc il faut financer la mesure
30:11et ensuite
30:12C'est quasiment le placard
30:14qu'on voit dans tous les films américains
30:15ou les mots
30:17dans l'établissement
30:18dans lequel j'étais allée
30:19le casier était dans le bureau
30:21de la CPE
30:22en l'occurrence
30:22j'avais vu une seule classe
30:23donc ça se passait plutôt bien
30:24effectivement après
30:25il y a des questions d'organisation
30:27tout ça mérite d'être discuté
30:29mais c'est surtout que
30:30un il faut financer
30:31et puis deux
30:31une fois que vous sortez
30:32de l'établissement
30:32encore une fois
30:33votre téléphone
30:34vous le récupérez
30:35donc oui
30:36pendant que vous êtes avec vos camarades
30:37il y a moins d'isolement
30:38mais dès que vous sortez
30:39le soir chez vous
30:40s'il y a du harcèlement
30:41il continue
30:42si vous voulez discuter
30:44avec n'importe qui
30:44vous continuez
30:45et là vos enseignants
30:46ne sont pas là
30:47et là c'est le rôle des parents
30:48d'être derrière vous
30:48Il y a aussi une autre dimension
30:49qui est soulignée dans ce rapport
30:50c'est la santé mentale
30:51souvent défaillante
30:53de nos adolescents
30:54ainsi que le rôle des parents
30:55absents ou affaiblis
30:57on lit dans ce rapport
30:58qu'il faudrait organiser
30:58une expertise psychiatrique
31:00dans les 24 à 48 heures
31:02dès les premiers signes
31:03de désordre psychologique
31:04chez un adolescent
31:05j'ai l'impression
31:06que c'est ce que vous avez
31:06enfin vous nous avez emmené
31:07tout à l'heure
31:08déjà
31:08de même qu'on doit réagir
31:10le plus vite possible
31:11vers cette notion
31:12est-ce que c'est réaliste
31:14quand on sait
31:14qu'il faut par exemple
31:15des mois pour obtenir
31:15un rendez-vous
31:16chez un psychiatre ?
31:17Alors moi
31:18je ne suis pas pour tout
31:19psychiatriser
31:19parce que ça aussi
31:20c'est un autre défaut
31:22c'est de dire
31:22le crime est astros
31:23donc il ne peut être
31:24que celui d'un fou
31:26quand on a un mineur
31:27qui commet un crime
31:29mais sans tout psychiatriser
31:31là où il y a un sujet
31:32c'est qu'en fait
31:33la pédopsychiatrie
31:34est un secteur effondré
31:36on manque de pédopsychiatres
31:38il y a des listes d'attente
31:39extrêmement longues
31:41et en fait
31:41quand on a des parents
31:42qui sont en difficulté
31:44par rapport à un mineur
31:46et où qu'on a vraiment
31:47identifié un vrai sujet
31:48on n'a pas nécessairement
31:51tout de suite la solution
31:52donc c'est ça qui est grave
31:53en France
31:53donc il faut remonter
31:55tout le secteur
31:55de la pédopsychiatrie
31:57de la psychiatrie aussi
31:58qui travaille avec la justice
31:59là aussi
32:00c'est un deuxième sujet
32:01on n'a pas assez de monde
32:03alors d'abord
32:04il faudrait peut-être
32:05mieux les payer
32:05déjà
32:06peut-être que ça serait
32:07déjà plus attractif
32:08mais c'est un sujet transversal
32:10entre le ministère
32:12de l'éducation nationale
32:14de la santé
32:14et de la justice
32:16ce sujet
32:16il est déjà sur la table
32:18depuis des années
32:19j'allais dire
32:20qu'est-ce qu'on attend
32:20c'est-à-dire que le constat
32:22il est déjà fait
32:23donc la question maintenant
32:24c'est qu'est-ce qu'on fait
32:25et puis avec quelle voix
32:26qu'est-ce que le gouvernement fait
32:27Jean-Christophe Couville
32:29je voulais juste vous entendre
32:30vous aussi
32:31sur l'état psychologique
32:33et mental
32:34de nos ados
32:36quand on est policier
32:38on s'en préoccupe
32:40bien sûr
32:40quand on s'en préoccupe
32:41parce que souvent
32:41ils terminent d'ailleurs
32:42dans les commissariats
32:43et on demande aux parents
32:44de venir les chercher
32:44il y a même des parents
32:45qui nous disent
32:46gardez-les
32:46on n'en veut plus
32:47mais c'est du réel
32:49moi je l'ai vécu moi-même
32:50je peux vous dire
32:51ça vous choque
32:52on leur dit
32:52mais non
32:52vous êtes parents
32:53vous venez
32:53on dit toujours
32:54moi j'aime bien dire
32:55que le premier flic de proximité
32:57c'est les parents
32:58c'est à la maison
32:59et effectivement
32:59on peut supprimer
33:00les portables à l'école
33:01n'empêche que le soir
33:03quand vous allez rentrer
33:04et regardez autour de vous
33:05les ados de toutes les bonnes familles aussi
33:07les gamins
33:08ils sont scotchés
33:08sur leur téléphone
33:09et ça
33:10il faut que les parents
33:11ils fassent la vraie
33:11j'allais dire
33:12le vrai juge de paix
33:13à la maison
33:13et c'est souvent
33:14voilà
33:16c'est la bataille
33:16les enfants
33:17les gamins
33:18aujourd'hui
33:18j'ai l'impression
33:18qu'ils prennent un peu le dessus
33:19sur les adultes
33:21aujourd'hui
33:21on a un problème
33:23de santé mentale
33:25qui a été
33:25je pense
33:26qui a été atténué aussi
33:27et accéléré
33:28par la crise de la Covid
33:29on en voit aujourd'hui
33:30on en voit aujourd'hui
33:32les méfaits
33:32je pense
33:33tous les jeunes
33:34qui voilà
33:35enfin pas tous
33:36mais beaucoup
33:37effectivement
33:38ont été
33:39pendant cette période de Covid
33:41il n'y a pas eu de société
33:42pendant 2-3 ans
33:43en fait vous aviez peur
33:44des uns des autres
33:45tout le monde était masqué
33:46il y en a certains
33:46qui ont été isolés
33:47et on voit aujourd'hui
33:48qu'il y a des problèmes psychiatriques
33:49qui sont accentués aussi
33:51par les prises de drogue
33:52par l'alcool
33:53et j'allais dire
33:53par l'environnement
33:54et on voit des gamins
33:55la violence
33:56vous savez ça vient toujours
33:56d'un vide intérieur
33:57en fait
33:57quand les gamins
33:59ne sont pas structurés
34:00effectivement
34:01il devient de violence
34:02c'est une façon de s'exprimer
34:03c'est une façon aussi
34:04d'avoir du plaisir
34:05d'avoir de la possession
34:06sur les autres
34:07c'est pré-territorialisé aussi
34:08on le voit d'ailleurs
34:09les bagarres entre lycée
34:10et collège
34:11parce que vous avez votre territoire
34:12et si quelqu'un d'un autre collège
34:14ou lycée
34:14vient sur votre territoire
34:16tout de suite
34:16il faut lui montrer
34:17que c'est vous les plus forts
34:18et qu'il n'est pas chez lui
34:19donc en fait
34:19il y a tout ce système là aussi
34:21qu'il faut revoir
34:21voilà
34:22donc j'allais dire
34:23quand on va s'attaquer à ça
34:25on s'attaque vraiment
34:26aux racines de la société
34:27aujourd'hui
34:28et on doit vraiment
34:28se poser la question
34:29quelle société on veut demain
34:31et moi ces gamins là
34:32c'est les futurs
34:34citoyens
34:35qui voteront peut-être plus tard
34:37et qui devront travailler
34:38mais qu'est-ce qu'ils vont devenir
34:39ces générations
34:39et moi j'ai l'impression
34:40que des fois je me dis
34:41il y a une génération
34:42qui est perdue
34:42on n'arrivera pas
34:43à les sauver
34:44parce que tout se joue
34:45entre 0 et 7 ans
34:46après effectivement
34:47il y a l'environnement
34:48qui les conditionne
34:49et maintenant on se dit
34:50il faut s'attaquer
34:50aux prochaines générations
34:51parce qu'on ne peut pas
34:52les laisser comme ça
34:53Votre témoignage
34:54est très impressionnant
34:56et d'une certaine façon
34:57peu rassurant
34:58c'est pourquoi nous reviendrons
34:59bien entendu sur ces sujets
35:00dans les jours
35:01et dans les semaines à venir
35:02dans Refait le Monde
35:03le soir
35:04sur notre antenne
35:05je vous précise
35:07que demain
35:07c'est l'ancien ministre
35:08de la Santé François Braun
35:09qui sera l'invité
35:10à 7h40
35:11de notre matinale
35:12puis à 8h20
35:13puis à 8h20
35:14vous pourrez entendre
35:14un entretien exceptionnel
35:16de Marquinhos
35:17le capitaine brésilien
35:18du Paris Saint-Germain
35:19a un peu moins
35:20de 48h de la finale
35:21de la Ligue des Champions
35:23face à l'Inter Milan
35:24que vous pourrez suivre
35:25en direct
35:25sur RTL
35:26dans un instant
35:27vous retrouvez Faustine Bollard
35:28pour son émission héros
35:29bonsoir Faustine
35:30qui est votre invitée
35:30bonsoir Yves
35:31c'est l'histoire
35:32d'une jeune femme
35:33qui vit avec son fils
35:34de 4 ans
35:34quand elle va sentir
35:35une odeur nauséabonde
35:37très forte
35:37venant de chez son voisin
35:39et vous n'avez pas idée
35:41de ce qu'elle va découvrir
35:42c'est une véritable
35:43descente aux enfers
35:45on va même parler
35:46de pédocriminalité
35:47à tout de suite
35:48sur RTL
35:48à tout de suite Faustine
35:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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