00:00Et c'est vrai qu'on en oublie la maladie.
00:11Il n'y a pas vraiment d'exercice spécifique au Parkinson.
00:15Souvent je fais des exercices assez basiques au départ,
00:18puis petit à petit j'essaie de rajouter des petites variantes.
00:21Donc du coup il n'y a pas vraiment de gestion hyper cadrée,
00:24c'est-à-dire que j'ai souvent des idées en tête.
00:26Il s'agit surtout de passer un bon moment, de renvoyer la balle,
00:30comme l'audition, c'est pour surtout du lien social, s'amuser,
00:33essayer quand même de faire progresser.
00:39Je fais 50 minutes pour venir, donc c'est que je suis motivée.
00:44Moi j'aime bien, franchement c'est ludique, c'est sympathique.
00:50Moi c'est un bon moment, je passe un bon moment,
00:52tout en me dépensant, en me défoulant.
00:54Ça impose un déplacement, une coordination des mouvements,
00:58ça fait travailler les réflexes, et puis ça me fait beaucoup.
01:05J'ai été à une réunion de France-Parkinson,
01:07on m'a parlé du tennis et de l'homme, je trouve que c'est une super idée.
01:10Et en plus c'est vrai que c'est pas une fierté,
01:13mais enfin presque de dire on peut encore jouer, on peut encore s'amuser.
01:15Je suis un ancien joueur de tennis de table,
01:20et j'ai été champion du Rhône et j'ai joué en championnat de France en 2023.
01:25J'ai été diagnostiqué Parkinson.
01:28La neurologue m'a dit, il y a un sport qui est conseillé,
01:30c'est le tennis de table.
01:31Et effectivement, j'ai repris ma raquette,
01:33qui était dans un placard au fin fond de mon garage,
01:36et j'ai repris le lundi soir,
01:38et une ou deux fois par semaine,
01:39avec les joueurs plus classés.
01:48Il se développe aussi des compétitions Ping-Parkinson,
01:53et j'ai eu la chance de disputer les championnats de France et les championnats du monde.
01:56Je suis avec mon partenaire Nicolas,
01:58qui pour la petite histoire s'appelle Lebrun.
02:01On a réussi dans notre catégorie intermédiaire à être médaillé d'argent.
02:05En individuel, j'ai réussi une médaille de bronze.
02:07Et dans la foulée, au championnat de France, j'ai fait médaille d'argent.
02:11Donc, parfois, on se dit que c'est quand même une sacrée saloperie, cette maladie.
02:16Mais à côté de ça, c'est pas que c'est une chance,
02:19mais il y a une certaine providence.
02:20Jamais j'aurais disputé des championnats du monde de tennis de table.
02:24Il faut bien rappeler que c'est une maladie neurodégénérative
02:27qui attaque le cerveau.
02:29Donc, le tennis de table permet vraiment d'allier des problématiques
02:33qu'on retrouve sur l'ensemble de la maladie.
02:36Ça nous permet de travailler la motricité, la mobilité.
02:39Ça nous permet de travailler aussi, ce qui est très important pour nous, le cognitif.
02:42C'est-à-dire notamment des doubles tâches.
02:44Réfléchir à comment on va recevoir la balle, observer l'adversaire.
02:48Qu'est-ce qu'on va faire ?
02:49Et ça, pour nous, c'est très difficile.
02:51Est-ce que ça ralentit la maladie ?
02:53Les études ont tendance à dire oui, mais il faut vraiment en pratiquer beaucoup.
02:58Mais l'activité physique, en tout cas, permet de développer,
03:01de travailler et de sécréter de la dopamine,
03:05ce qui nous manque à nous, parkinsoniens.
03:07Ça, c'est avant tout, c'est prendre du plaisir.
03:09Et c'est vrai qu'on en oublie la maladie.
03:12Ou on en arrive à en rire aussi.
03:16On essaie de garder beaucoup d'humour.
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