00:00Moi, j'ai vu un de mes frères qui était professeur de médecine, deux jours avant sa mort, qui souffrait comme un damné et à qui on refusait dans une clinique de lui donner, on lui a donné devant moi du Doliprane.
00:14Et je me suis mis en colère, j'ai exigé que l'interne monte, parce que c'était évidemment une infirmière et qu'il n'y pouvait rien, il appliquait les ordres.
00:22L'interne est venu, il m'a dit je ne peux rien faire de plus, le chef de service n'est pas là, on était le week-end.
00:27Je lui ai dit vous l'appelez le chef de service et vous lui demandez, il m'a dit on ne dérange pas le professeur.
00:32Je lui ai dit vous en avez un en train de mourir de professeur sous le nez, vous pouvez peut-être appeler l'autre, il ne l'a pas fait.
00:38Et mon frère est mort dans des souffrances épouvantables et ça je l'ai vu.
00:41C'est parce que la loi n'était pas d'application, bien entendu, mais je ne dis pas le contraire.
00:45Ce que je veux dire c'est que même dans une clinique, même dans une clinique bien équipée, même s'agissant de quelqu'un théoriquement très protégé, lui-même professeur des médecines,
00:55Et votre frère avait-il pris des dispositions, Alain, justement, à ce niveau-là ?
01:00Je n'en sais rien parce que s'il donnait ça c'est évidemment à ses enfants, ce qui est tout à fait normal.
01:05Je n'en sais rien parce que s'il n'y a pas de neige.
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