00:00Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, Eddy Seigneur, est-ce que vous pouvez vous présenter, s'il vous plaît ?
00:10Bonjour, je m'appelle Eddy Seigneur, j'ai été signe professionnel dans les années 90 jusqu'à 2005.
00:18Ensuite, j'ai été directeur sportif dans diverses équipes.
00:21J'ai fini chez IAM Cycling en 2016 en tant que directeur sportif.
00:29Après, j'ai passé mes exemples pour montrer ma propre structure, c'est-à-dire en taxi.
00:36Et maintenant, depuis 10 ans, je suis taxi.
00:38Mais vous n'avez pas encore quitté le monde du vélo, puisque vous êtes directeur du club de Nogent.
00:43En quoi consiste plus précisément ce rôle ?
00:47Ce rôle consiste justement à gérer toutes les subventions, toutes les salariats, toutes les structures de l'ensemble du club avec les membres.
01:03Et que tout se passe le mieux et dans le meilleur des mondes.
01:08Et tout va bien justement au club ?
01:11Oui, on essaye que ça aille bien.
01:16Malheureusement, en ce moment, on est un peu comme tout le monde.
01:18Les subventions ont énormément baissé.
01:22Et donc, que ce soit de la ville de Nogent, du département ou de la région, on est dans une crise qui n'est pas évident pour les clubs amateurs.
01:29Et donc, on est obligé de faire appel à nos partenaires privés.
01:35Et nous, on en a quelques-uns qui se rivèrent.
01:39Et heureusement, car sinon, ça serait très compliqué pour nous de pouvoir survivre.
01:44On a beaucoup entendu ces derniers mois, même ces dernières années, que le cyclisme amateur français allait de plus en plus mal.
01:53Quel est votre point de vue dessus ? Vous avez l'air de rejoindre à peu près le constat quand même ?
02:00C'est la conjoncture actuelle qui fait que c'est compliqué pour tout le monde.
02:05Il n'y a pas que le vélo, il y a tous les autres sports aussi qui sont impactés.
02:08Et donc, nous, nous dépendons des collectivités privées ou comme les régions ou départements.
02:18Et on essaie de trouver de l'argent pour pouvoir affaire vivre un club et arriver à ramener des jeunes au plus haut niveau.
02:27Et taper aussi les normes dans la formation.
02:29Mais en ce moment, c'est la conjoncture actuelle qui fait que c'est très, très difficile pour pas mal d'entreprises et les mêmes gouvernements.
02:37C'est aussi compliqué.
02:38Et là, en plus, avec les Jeunes Olympiques, on pensait avoir un retour un peu plus positif.
02:44Malheureusement, ça n'a pas été le cas et je dirais que c'est même pire.
02:47Michel Calot, président sortant, a récemment été réélu à la tête de la Fédération Française de Cyclisme.
02:55Selon vous, pour vous, ça a été plutôt une bonne nouvelle ou vous attendez à du changement ?
03:01Je ne pourrais pas prononcer pour l'instant parce que Michel Calot vient d'être réélu.
03:10Il y a certainement de très belles choses qu'il doit mettre en place, il faut utiliser le temps.
03:13Ce que j'espère, nous, c'est que le cyclisme amateur ou professionnel, on s'occupe plus vite.
03:21Mais qu'on s'occupe vraiment des clubs amateurs parce que je pense qu'on en est laissé pour contre.
03:25Et il n'y a pas beaucoup de monde qui s'intéresse à nous.
03:28Vous avez parlé du professionnel, si on va passer du côté des pros, vous qui avez remporté une victoire sur les Champs-Elysées.
03:364 jours de Dunkerque aussi, les championnats de France, que ce soit en ligne ou en contre la montre.
03:43Comment vous définirez le cyclisme actuel ?
03:47Je pense qu'elle a énormément évolué.
03:53C'est plus le cyclisme d'il y a encore peut-être 7-8 ans.
03:57Il va être testé très vite.
03:59Et donc maintenant, dans l'instant, il y a beaucoup de choses à refaire.
04:05Je dirais, entre guillemets, je ne voudrais pas être dans les instances à essayer de réfléchir comment faire pour essayer d'améliorer les choses ou de ne pas aller trop dans l'excès.
04:16Moi, je me raccère que les cyclistes ont un temps d'avance sur tout le monde.
04:21Et même avant les instances, je dirais.
04:24Et donc pour essayer de trouver des solutions, c'est énormément de difficultés avec les coureurs.
04:27Parce que c'est eux les concernés.
04:29et essayer de trouver des solutions pour que ce que l'on voit en ce moment dans le cyclisme,
04:38ça ne se reproduit plus ou que ça ne continue plus trop à évoluer,
04:43même s'il y a le temps fait qu'on doit évoluer avec son temps.
04:46Mais ça devient de plus en plus compliqué.
04:48Et maintenant, dans l'instant, on va essayer de trouver des solutions
04:51pour que ce ne soit pas plus dangereux que ce ne l'est actuellement.
04:56Limiter la vitesse, donc ?
04:58Limiter la vitesse, il y a beaucoup de choses à refaire, oui.
05:04Est-ce que l'analysité dans le coton fait qu'on voit énormément de chutes ?
05:09Après, est-ce que le respect existe toujours ?
05:12Je ne pense pas.
05:13C'est un petit peu chacun pour soi.
05:16Ce qui ressemble un peu à la société, à l'heure actuelle.
05:19Mais dans le vélo, on doit essayer de comprendre qu'on n'est pas là pour jouer sa vie.
05:23On est là pour faire son métier dans le meilleur des mondes.
05:26et essayer d'avoir, si c'est possible, des meilleurs résultats pour l'ensemble de l'équipe.
05:33Mais pas à mettre sa vie enlevé, soit pendant les routes, et puis être à l'hôpital le soir.
05:42La vie ne vaut pas tout ça.
05:44Donc, dans l'instant, on va essayer de trouver des solutions pour essayer de traîner tout ça.
05:49On va passer un peu maintenant du côté des résultats.
05:54Vous devez forcément suivre, je pense, les résultats actuels,
05:58avec notamment la nomination de Tadej Pogacar.
06:02Est-ce que, quand on voit ses performances sur le Tour des Flandres,
06:06sur la Flèche Wallonne, sur Liège-Bastogne-Liège, dimanche,
06:09est-ce qu'on peut douter de Tadej Pogacar ?
06:12Non, il a décopacité. Il y a eu des champions, il y en a toujours eu.
06:19Malheureusement, on a l'impression qu'il a un incident psychologique sur les autres athlètes.
06:24Dès qu'on voit Pogacar partir, on lui dit, bon, je ne vais pas,
06:26parce que je risquerais d'exploser dans 200 ou 300 mètres.
06:29Alors, donc, on ne peut pas le risquer de dire avec lui.
06:31On préfère jouer, je pense qu'on peut guider à la deuxième place.
06:34Pour lui, ça devient facile, parce qu'il a juste comme hier,
06:36on a eu placé un démarrage et essayé d'attendre que ça arrive derrière.
06:44J'ai l'impression que les adversaires ont déjà eu l'ascendant psychologique sur le show,
06:49et ça devient compliqué de régler l'idée.
06:53Alors, on pourrait jouer la deuxième place, la troisième place,
06:55et puis de contenter de sa part.
06:58Après, pour Rachel, il est un peu plus de capacité.
06:59C'est un de bien plus de travail certainement pour.
07:02Il fait ce qu'il faut, il anime les courses,
07:05comme on aimerait les animer tout le monde,
07:08sauf que de tenir les distance communes, il les tient.
07:11Il les tient, c'est très compliqué pour tout le monde.
07:14Et maintenant, on essaie de calculer nos coups de pédales,
07:17parce qu'au niveau physique, ils sont presque tous pareils,
07:20sauf que Pogacar, qui est un peu plus de plus de tout le monde.
07:23Donc, vous êtes plus fan de Tani Pogacar
07:25que ennuyé par sa domination ?
07:30Je ne suis pas fan de Pogacar.
07:31Moi, j'aime quand les joueurs prennent des risques
07:35et puis ils parlent de loin
07:36et ils prennent le maximum de décisions.
07:40Parfois, ça peut être un peu dangereux pour lui.
07:43On l'a vu à l'Amstern.
07:44Mais je trouve que c'est bien le panache,
07:46d'un coup.
07:47Après,
07:49on va douter de ses capacités,
07:52de faire s'il fait.
07:53Non, moi, je n'ai pas un doute là-dessus.
07:55Moi, j'aime bien le panache,
07:56et puis je respecte le coureur.
07:59Après, je ne mettais jamais aucun doute sur le coureur.
08:02En France,
08:04pour le cyclisme français,
08:06c'est un peu plus compliqué,
08:08même si les jeunes poussent.
08:09On a vu Kevin Waukelin,
08:10Lenni Martinez briller sur la flèche Wallonne
08:13avec de bons résultats.
08:15On a vu aussi Paul Sexas,
08:17encore plus jeune,
08:18sur le Tour des Alpes.
08:20Qu'est-ce que vous en pensez,
08:22de ces jeunes français ?
08:24Ben, c'est très bien.
08:26On avait très, très bons jeunes.
08:28Ils montraient peut-être dans les classiques en moyenne,
08:31mais on a vraiment des grands marégoires aussi,
08:33qui sont présents.
08:34Il y en a quelques-uns qui sont juste là,
08:37qui sont avec les favoris.
08:39On n'entend pas encore s'éparler.
08:40C'est vrai qu'on en entend beaucoup,
08:41pour ces jeunes-là.
08:43Mais ils sont encore très jeunes.
08:44Ils n'ont certainement pas les capacités pour les chars,
08:47et il ne faut pas qu'on paraitre.
08:48Ils sont tous en même milieu.
08:50Et c'est vrai que moi,
08:52je suis confiant pour l'avenir.
08:54Armand Grégoire,
08:55dans les courses à l'état,
08:56pour voir le revoir.
08:57Il faut laisser le temps.
08:59Nous, on est peut-être un petit peu pressés,
09:00mais il faut être toujours positif
09:02et garder que des belles choses
09:03pour ces jeunes-là qui vont arriver
09:04et qui vont certainement bousculer
09:06du monde dans les années à venir.
09:10Paul Sexas, 18 ans,
09:12c'est fort quand même.
09:15Ouais, c'est fort.
09:15C'est fort, mais tant mieux.
09:17On a peut-être la pépite pour l'avenir.
09:21Il est encore jeune.
09:22Il faut le laisser pour progresser.
09:23Il ne faut pas lui donner des programmes
09:24qui vont le tuer.
09:27Mais je pense que l'A2R,
09:28c'est ce qu'il faut pour justement
09:29dans cet objectif-là.
09:32C'est une carrière,
09:33c'est long et courant à la fois,
09:35mais il faut lui laisser le temps.
09:38D'un autre côté,
09:38on a aussi Romain Bardet
09:39qui lui va arrêter
09:41au critère de Dauphiné.
09:43Qu'est-ce que vous retiendrez
09:44de la carrière de Romain Bardet?
09:45Qu'est-ce que vous retiendrez
09:48à parler de sa carrière?
09:50Romain était toujours présent
09:52dans les hôtes où il faut.
09:54Il s'est battu avec ses armes.
09:56Il a gagné avec ses armes aussi.
09:59C'était une belle carrière.
10:04Et je dirais qu'il n'aurait rien d'arrêté.
10:06Il a fait ce qu'il fallait
10:07avec un tour de France magnifique
10:08derrière.
10:09Donc, il peut repartir avec les honneurs.
10:11C'est un grand champion.
10:14On a à peu près passé
10:16toutes les questions que j'avais.
10:17Peut-être que vous avez
10:18quelque chose à rajouter?
10:19Non, peut-être que l'on s'intéresse plus
10:25au cyclisme amateur.
10:29C'est sûr qu'on est dans l'ombre un petit peu.
10:31Mais si on obtient des champions
10:34comme on a avec Flamengo et Grégoire
10:36ou au Pôle Texas,
10:37c'est grâce aux informations
10:38qu'il y a juste derrière.
10:42Et j'ai peur pendant l'avenir
10:44si on ne s'occupe pas
10:46de ces clubs-là.
10:48Les champions,
10:49on va peut-être les oublier.
10:51Et il n'y en aura peut-être plus
10:52parce qu'on n'aura pas assez de moyens
10:53pour pouvoir amener les jeunes
10:56dans le vélo
10:56et à pouvoir continuer dans le vélo.
10:58Mais quelles seraient les solutions
11:00si directement à la FFC
11:02d'aider plus?
11:04S'ils peuvent.
11:05Non, c'est pour les FFC d'aider plus.
11:07Et ces questions,
11:07c'est la conjoncture actuelle.
11:10Nous, on est DNA.
11:11On essaie de trouver des partenaires.
11:16Mais tous les partenaires
11:17ont tout ce qui est à leur actuelle
11:19et investir sur des clubs
11:22qui veulent,
11:23c'est au niveau national et du.
11:24Alors nous, on en a un très bien.
11:26C'est l'Oquimont
11:27qui ont le même objectif que nous,
11:29c'est-à-dire d'être vus au niveau national.
11:31Alors nous, on ne fait que des courses
11:33régionales et nationales.
11:34pour arriver à leur amener
11:36un peu plus de visibilité.
11:38Mais on est dans une conjoncture.
11:39Ce n'est pas évident.
11:41Et on essaie de démarcher
11:42des sponsors.
11:43Donc, c'est ce qu'il faut
11:43pour essayer de trouver
11:44des partenaires.
11:46Et malheureusement,
11:47on va parfois les villes
11:47ou même les régions
11:49ou les départements
11:50nous aident.
11:51Mais pas assez.
11:52La conjoncture,
11:53fréquentement,
11:54tout est en train d'augmenter.
11:56Et malheureusement pour nous,
11:57on suit aussi les conséquences
11:59qu'il y a la valeur première le soir.
12:04Merci,
12:04merci,
12:06Eddy Seigneur
12:06pour cette petite interview.
12:09Quelles sont du coup
12:10peut-être des actualités ?
12:11Quelque chose ?
12:13Comment ?
12:14Des actualités,
12:14quelque chose peut-être ?
12:16Il y a notre club DNA.
12:19On s'occupe justement
12:21de continuer à performer
12:23pour l'avenir.
12:24On a une belle structure
12:25avec beaucoup de jeunes.
12:27Et on essaie avec un projet
12:28de 3-4 ans
12:29d'être plus haut niveau.
12:33Et à l'heure actuelle,
12:33on construit
12:34avec des jeunes qui poussent.
12:36Et il y en a quelques-uns.
12:38Et en fait, c'est toujours
12:39pour justement garder
12:40cette magie.
12:42Quelque chose de France,
12:43quelque chose de France.
12:44Quelque chose de France.
12:44Merci beaucoup.
12:48Merci à vous.
12:49En tout cas,
12:50c'est gentil.
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