00:00On a besoin de stabilité aujourd'hui, on a besoin de cohésion, on a besoin d'entente.
00:14J'en arrive maintenant aux observations et aux analyses sur une éventuelle dissolution ou suspension.
00:23Notre patrimoine culturel est riche, extrêmement riche. Il y a deux sagesses ici qu'on peut évoquer.
00:32La première, c'est qu'on a besoin de l'éventure, c'est qu'on a besoin de l'éventure.
00:38Mais la seconde dit qu'on a besoin de l'éventure.
00:41Voilà.
00:54Alors, maintenant, on a parlé d'élément langage.
00:58Nous devons tous être dans la sagesse, tout faire pour éviter les confrontations et rester dans la logique de travailler pour la réussite de la transition.
01:17Cela veut dire quoi ?
01:19Que nous avons tous des référentiels que nous devons respecter.
01:24Le premier de ces référentiels, c'est notre Constitution.
01:32La Constitution, on l'a mis brièvement.
01:36Mais non seulement elle reconnaît l'existence des partis politiques,
01:41mais en plus, elle les protège.
01:43La Constitution en 1992, le fait.
01:49Celle adoptée sous la transition en 2023, le fait mot pour mot.
01:57Et parmi les sanctuaires protégés par la Constitution,
02:04il y a la forme républicaine de l'État,
02:07la laïcité,
02:09le nombre de mandats du président de la République
02:11et le multipartisme.
02:14Ce sont les sanctuaires
02:15constitutionnels de notre pays.
02:18Il n'y en a pas d'autres.
02:20Donc, inviter chacun
02:22à respecter
02:24la Constitution
02:26et la protection des partis
02:28par la Constitution
02:30est important.
02:33Deuxième chose,
02:35on l'a dit,
02:36nous évoluons, nous, dans un cadre qui est celui de l'AIS aujourd'hui.
02:39On peut essayer de voir ce qui s'est passé dans d'autres pays de l'AIS
02:45et se dire, est-ce qu'on va dupliquer ça chez nous,
02:47comme certains l'ont demandé.
02:50Il faut juste se remémorer deux choses.
02:54La première,
02:55c'est qu'au Burkina Faso
02:57et au Niger,
02:58il n'y a pas de Constitution aujourd'hui.
03:01Les Constitutions sont suspendues.
03:03le Mali a fait le choix
03:07d'écrire une nouvelle Constitution,
03:11de la soumettre
03:12à un référendum
03:12et de l'adopter à près de 90%.
03:16Donc, c'est ce qui nous engage
03:19tous.
03:21Les pays qui n'ont pas de Constitution
03:22peuvent se permettre un certain nombre de choses,
03:25mais nous,
03:25ils sont difficiles.
03:28Deuxièmement,
03:30nous avons tenu les assises nationales
03:32de la Réfondation.
03:33Certains n'y ont pas participé.
03:35C'est vrai.
03:36Et on salue d'ailleurs
03:36leur ouverture d'esprit
03:37par rapport à ce qui se passe
03:39aujourd'hui.
03:42Mais ces ANR,
03:44les résolutions,
03:46ont été traduites
03:48en programmes d'action gouvernementale
03:50validés par le CNT.
03:55Et c'est sur cette base
03:56qu'il y a un gouvernement aujourd'hui
03:58et c'est ce gouvernement
03:59qui nous a écrit.
04:00Donc, on peut opposer
04:02à ce gouvernement
04:02les ANR
04:04pour leur dire
04:06que les ANR
04:06ont reconnu
04:08et acté
04:09l'existence
04:10des partis politiques
04:11et ont émis
04:13des résolutions
04:14sur le fonctionnement
04:16et la vie
04:17des partis politiques.
04:19C'est sur cette base
04:20que le ministre délégué
04:22nous a écrit.
04:24Et nous avons suivi
04:25en tout point
04:26ce que les ANR
04:29ont demandé.
04:31On est allé plus loin
04:32en termes d'exigence
04:34sur les partis politiques
04:36que les ANR.
04:37C'est pourquoi
04:38on se pose une question.
04:40Pourquoi défoncer
04:41une porte ouverte ?
04:43Pourquoi ?
04:46On a statué
04:46sur tous ces points.
04:48On est d'accord
04:49sur tous ces points.
04:52Et au Mali
04:53aujourd'hui,
04:54si on veut
04:55une légitimité
04:55plus forte
04:56que les ANR,
04:57c'est possible.
04:58Il faut aller
04:58à un référendum.
05:01Il n'y a rien
05:01qu'on puisse faire
05:02en dessous des ANR
05:03pour contredire
05:04les ANR.
05:05C'est pourquoi
05:24on fait cette lettre.
05:26C'est pourquoi
05:26on fait cette proposition.
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