00:00 Dès son incarcération en 2016, l'assaillant bénéficie d'un traitement médical.
00:04 Il souffre en effet de troubles psychiatriques lourds.
00:07 À sa sortie de prison, quatre ans plus tard, son suivi est renforcé,
00:11 car il échange à plusieurs reprises avec un autre individu radicalisé,
00:15 l'homme qui assassinera Samuel Paty quelques mois plus tard.
00:18 Fiché S, l'individu était donc connu des renseignements,
00:22 notamment à cause de son profil psychiatrique.
00:25 Ce sont toujours des profils qui sont les plus compliqués à suivre,
00:28 parce qu'à la fois vous avez ce fond de radicalisation,
00:31 et puis vous avez ces troubles psychiatriques qui viennent parfois
00:34 brouiller les cartes et qui rendent l'analyse des services de renseignement
00:37 plus difficile.
00:38 En mars 2022, selon nos informations,
00:40 l'assaillant arrête son traitement médicamenteux en accord avec son médecin.
00:43 Dans les mois qui suivent,
00:45 les rapports successifs montrent qu'une reprise n'est pas nécessaire.
00:48 On ne peut pas le forcer à prendre ses médicaments.
00:51 C'est ça la réalité.
00:52 Pour forcer, il faut faire une crise et qu'il soit hospitalisé d'office.
00:55 C'est le seul moment, en cas psychiatrique, hospitalisé d'office
00:58 où on peut lui faire des injections.
00:59 Le parquet national antiterroriste demande pourtant une nouvelle expertise.
01:02 En août 2022, il est alors soumis à une injonction de soins
01:06 impliquant un suivi psychiatrique.
01:09 Quelques mois plus tard, en avril dernier,
01:11 un rapport explique que l'assaillant ne présente aucune dangerosité
01:14 d'un point de vue psychiatrique.
01:16 Mais il y a quelques semaines, c'est sa propre famille qui s'inquiète.
01:19 Fin octobre 2023, la mère de l'agresseur avait signalé son inquiétude
01:25 quant au comportement de son fils qui se repliait sur lui-même.
01:28 Selon le procureur de la République antiterroriste, à ce moment-là,
01:32 aucun élément n'avait permis d'engager des poursuites pénales.
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